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Newsletter




La commission Aménagements Cyclables
 
Pour que la prise en compte des cyclistes dans l'espace public marseillais soit une réalité, le Collectif Vélos en Ville veille et agit !

La commission « Aménagements cyclables » travaille pour la prise en compte des intérêts des cyclistes dans l’espace public marseillais, c’est-à-dire, le vôtre, et donc le nôtre.
Pour cela, la commission porte une parole citoyenne et cycliste dans les lieux de concertation et de débat.
 
Nous nous réunissons chaque mois, tous les 1er jeudis du mois, à 18h00 au local.
Vous êtes les bienvenus !

 

Et de cinq procès perdus : le BHNS Nord

BHNS Nord, Rue de Lyon, MarseilleEt de six !  Six procès que la Communauté Urbaine de Marseille Provence Métropole devenu Métropole d'Aix-Marseille-Provence perd pour non-respect de la loi LAURE en faveur des aménagements cyclables.
Alors quand on entend le président de la métropole dire : "Nous appliquons à Marseille les règles et lois de la République", cela ne nous fait pas vraiment rire.
Ce sixième procès concerne le Bus à Haut Niveau de Service de Bougainville à Saint-Antoine et cela commence à devenir une habitude chez MPM de faire appel des décisions de justice.
En effet, la métropole avait déjà été condamnée pour cet aménagement mais tout comme pour le boulevard d'Athènes, elle aime désormais persister dans un profond déni, en faisant appel.
 
À chaque fois ces appels se soldent en échec. Nous voici donc à cinq procès perdus, un record national pour non respect de la loi LAURE.
 
Le problème c'est que le déni peut aller loin :
 
Etape 1 : je refuse la concertation préalable que me propose l'association
Etape 2 : je ne fais pas l'aménagement
Etape 3 : je répond à l'association que je refuse de faire l'aménagement par refus du recours gracieux
Etape 4 : je m'en défend en justice et je perd
Etpae 5 : je fais appel de la décision de justice et je perd
Etape 6 : je ne fais et ne ferais toujours rien
 
Va-t-on vraiment devoir encore et encore faire appel à la justice pour contraindre la ville à respecter les 5 décisions de justice prises ?
 
Que nous apprend cette nouvelle décision de justice ?
 
Comme on peut le voir sur la photo, effectivement il n'y avait pas la place de faire deux voies de circulation pour les voitures et également deux voies de stationnement pour les voitures.
Et pourtant, c'est bel et bien ce qui a été réalisé par la communauté urbaine
Et pourtant, on appelle cela un BHNS c'est donc censé avoir une (ou deux) voie de circulation spécifique pour le Bus.
Et pourtant, la loi stipule l'obligation de faire des aménagements cyclables alors qu'il n'y a de loi qui oblige à faire des stationnements de voitures.
 
C'est ce qu'a notamment jugé la cour d'appel en stipulant dans son arrêt du 10 octobre 2016 :
"la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole n'est pas fondée à soutenir que ces besoins et contraintes (la forte demande de stationnement et le stationnement sauvage) ne lui permettaient pas d'aller au-delà de ce qu'elle a prévu (ne pas faire d'aménagement cyclable).
 
Ouf ! on avait presque un doute à force...
 
La suite ? ce sera pour l'avenue Desautel épisode 25...

SCOOP : La Canebière enfin cyclable !

DSC05199La Canebière poursuit sa mutation au gré des usages que l'on en fait et que l'on veut en faire : après avoir été un talweg puis l'un des plus grands comptoirs de chanvre au monde et enfin un aspirateur à bagnole, La Canebière devient enfin cyclable avec une nouvelle étape décisive. Si, si !

La destinée des plus beaux endroits n'est pas un long fleuve tranquille et pourtant cet endroit là avait bien commencé par être le lit d'un cours d'eau au centre de la future Marseille. Il deviendra ensuite un lieu de production puis de consommation. Pendant ce temps, la circulation s'installe avec tout d'abord des trams puis des automobiles, des automobiles et puis que des automobiles.

CANNEBIERE-BAS-SANS VOITURENéanmoins, après 52 ans d'absence, en 2007, c'est le retour du tramway sur La Canebière qui essaye tant bien que mal de se faire une place. À cette époque votre association n'était pas encore suffisamment armée et lors du bras (de chemin) de fer entre la voiture et le tramway, la grande oubliée de l'histoire sera la bicyclette (comme trois ans après à Arenc et huit sur la rue de Rome)

Cependant, quelques années plus tard le 5 mars 2012, le bas de La Canebière devait être rendu aux piétons (voir illustration). Il faut comprendre par là, l'équation "rendu aux piétons" = "sans voitures" et par sans voitures il faut comprendre avec des bus, des cars, des petits trains, des taxis et des scooters, des motos et des automobilistes perdus ou déterminés. Mais dans tous les cas, la Canebière est interdite au vélo car du Boulevard Dugommier vers le Vieux Port la circulation des bicyclettes est désormais interdite !

velocanebire2-web-webNi une ni deux, après un courrier à la communauté urbaine, le Collectif Vélos en Ville organise une manifestation de protestation le 5 mai 2012. Et bien qu'à ce moment là, on nous ait dit " d'accord, on fait la manifestation mais honnêtement c'est comme si vous l'aviez, La Canebière", il faudra quand même organiser une seconde manifestation le 22 septembre pour obtenir ce droit de circuler sur la partie basse de la Canebière.

Que d'efforts !

Et enfin, en 2016, la toute nouvelle métropole d'Aix-Marseille-Provence et la mairie du 1/7 sont touchés par la grâce divine !

Car depuis 2008, sur la partie supérieure maintenant, entre le boulevard Dugommier et l'église des réformés, deux voies étaient encore réservées aux voitures dans le même sens de circulation alors que le débit de voiture y était devenu très faible : une place disproportionnée pour les automotosolistes, une double voie surdimensionnée par rapport aux besoins.

Mais voici quelques mois donc qu'un panneau est apparu sur la canebière (voir première photo) qui permet donc aux cyclistes de pouvoir descendre La Canebière dans un double sens cyclable. Oui vous ne rêvez pas : les cyclistes peuvent désormais descendre la Canebière des réformés au vieux port !

800px-Cycle contraflow Rennes 2Alors tout n'est pas parfait, puisqu'il manque quelques-uns de ces panneaux "m9v2" notamment au début de la canebière et aussi quelques panneaux "c24a" (ci-contre) à l'attention des automobilistes pour leur signaler la venue des cyclistes dans l'autre sens.

A vrai dire, il manque tellement de panneaux que l'on aurait presque des doutes sur la véritable volonté de rendre la Canebière aux cyclistes. On va donc mener l'enquête et si d'aventures, nous nous rendions compte que tel n'est pas le cas, alors on se devra sans doute de ré-ré-organiser une manifestation. Et ça risque d'être drôle.

C'est quand même pas comme si il n'y avait pas la place sur plus de 40 mètres de large !

Que faut-il penser de l'aménagement du Vieux-Port phase 2 ?

Vieux-port phase 2Ou devrait-on dire : "que fallait-il penser de cet aménagement ?", tant tout était déjà écrit avant même les travaux (notamment l'avis de votre association). Retour historique sur l’élaboration de ce projet et de ses conséquences.

On ne parlera pas ici de l'aménagement du vieux port phase 1 où le collectif avait du batailler durant des années pour obtenir des voies de bus partagées avec les vélos. On ne parlera pas non plus des nombreux efforts déployés par la suite pour qu'une signalisation verticale et horizontale le signale…

Il s'agit ici de parler de la phase 2 du vieux port, une phase qui consiste ou plutôt consistait à aménager « le reste » du vieux port, c'est à dire entre la rue du chantier et le bassin de carénage sur le quai de rive neuve et à partir de l’Hôtel de ville sur le quai du port. Évidemment, les travaux n'ont finalement concernés (il faut espérer pour le moment) que le quai de rive neuve.

Et que s'est-il donc passé sur le quai de Rive-Neuve ?

Quasiment rien, comme nous le signalions le 30 avril 2015 à 14h00 lors de l'enquête publique concernant ces travaux et pour  laquelle nous vous avions invité à participer. Sur le registre de l'enquête, à la page 2 de notre contribution manuscrite, il était pourtant indiqué : « cette absence de changement est particulièrement frappante lorsque l'on regarde les illustrations ». Nous y dénoncions également la place du vélo dans les stationnements prévus : « stationnement quai de Rive-Neuve : 20 places réservées aux deux roues (les fameux deux roues), 8 aux vélos en libre-service et 0 pour les vélos privés c'est à dire le nôtre, le vôtre…
Et enfin, pour finir nous dénoncions la qualité des documents mis à disposition dans lesquels il était totalement impossible de savoir ce qu'il serait effectivement réalisé tant la résolution des images étaient pitoyables…

Et que peut-on lire sur le rapport de l’enquête publique rendu par le commissaire enquêteur au sujet de notre contribution qui pourtant était sans doute la plus grosse contribution à l’enquête ?

Rien, encore une fois ! Et ce n'est pas très étonnant finalement, vu le comportement du commissaire enquêteur le 30 avril 2015. Aucune réponse à nos questions, aucune volonté de nous montrer les documents. Il a même fallu que l'on sorte de la salle à chaque fois que quelqu'un venait consulter le dossier que nous étions pourtant en train de consulter… pas moins de cinq interruptions pour une durée inconnue. Même la contribution écrite au registre a du être plusieurs fois interrompue. Cela en dit long sur la qualité de l'enquête. Heureusement que le commissaire enquêteur adjoint était lui,  plus collaboratif…

Et, quel est donc le résultat final ? Quelle a donc été la réponse de la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole devenue métropole d'Aix-Marseille-Provence à notre courrier relatif à l'aménagement du quai de Rive-Neuve ?

Les vélos circuleront sur la voie de bus qui sera aménagée

Sauf que, comme on le disait dans l'enquête publique, il n'y a pas eu de changement, puisque la voie de bus n'a pas été rallongée : elle débutait et débute toujours après la rue du Chantier. On notera d’ailleurs la taille microscopique du panneau qui l'indique.

Et donc à la question que nous pose les journalistes de La Provence :
Fallait-il une piste cyclable sur le quai de rive neuve ?

Nous répondons :
La question est plutôt fallait-il faire quelque chose sur le quai de rive neuve car si c'est uniquement pour donner de l'argent à une compagnie de travaux, il n'y a pas besoin de faire d'enquête publique.

Certains diront que nos propos ne sont pas tout à fait exact. En effet, une voie de circulation (sur les deux) a été retirée dans le sens sortant (vers le palais du Pharo) sur 150 mètres. À la fois, il n'y pas de véhicules qui empruntent cette voie mis à part ceux provenant du parking (sous-terrain) du cours Estienne d'Orve : une de ces verrues urbaines de centre ville qui empêchent d'aménager la ville et de réduire les voies de circulation tout en favorisant la venue de voiture en centre ville.

Dans tous les cas pour le vélo rien n'a changé, encore une fois...

Retour du bon sens (cyclable), ou presque...

leretourdubonsens webVous n'avez sans doute pas raté cette récente invention marseillaise paru dans notre précédente newsletter : Et Marseille inventa le double sens 2 roues motorisées.
Il n'aura pas fallu 5 jours pour que le bon (double) sens (cyclable) reprennent le dessus ou presque.
Oui presque...
 
Il faut tout de même avouer que sur ce coup là, la Communauté urbaine de Marseille Provence Métropole ou plutôt la désormais Métropole de Aix-Marseille-Provence (MAMP) a plutôt été réactive. Après l’article parut sur notre site web le mercredi 13 avril, il s'en est suivi un article dans le journal la marseillaise trois jours plus tard  et à ce moment là, le problème était déjà presque réglé, comme en témoigne notre photo prise le lundi 18 avril au soleil couchant.
Le moins que l'on puisse dire est que le site internet de votre association préférée est lu par plus de monde que l'on ne pourrait le croire…
C'est donc un retour du bon (double) sens (cyclable), ou presque, avec le panneau qu'il convient de poser dans le cas présent.
Presque car, il subsiste tout de même dans cette rue, 147 nouvelles places de parking pour les deux roues motorisées et toujours pas l'ombre d'une place de parking vélo. Dans une ville encore une nouvelle  fois primée comme ville la plus polluée pour sa qualité de l'air comme on peut le voir ici et il serait quand même de bon ton de privilégier des modes de transport non polluant comme l'impose un nombre presque incalculable de textes de loi et autres documents de planification stratégique.
Alors on peut féliciter la communauté urbaine de MPM de Guy Tessier d'avoir décidé de créer 400 places de stationnement supplémentaires afin de parvenir à un total d'un millier pour les deux roues (motorisées hein!) afin de canaliser l'invasion mais on entend tout de même de pied ferme un plan de création de stationnement vélo qui prendra place dans un Schéma Directeur des Modes Actifs digne de ce nom ! Notamment si « Il s'agit d'une volonté politique clairement affirmée et c'est pourquoi nous plaçons le curseur là où nous pensons qu'il est le plus juste. »
Bon on se décide à l'appliquer la loi ou pas ?

Et Marseille inventa le double sens 2 roues motorisées...


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Pour faire simple et court, il existe depuis déjà plusieurs années la possibilité pour les aménageurs de faire des double sens cyclable (DSC), à savoir une rue qui est en sens interdit pour les voitures mais où les cyclistes peuvent rouler dans les deux sens. Cet outil a déjà largement prouvé son intérêt pour développer le vélo urbain, réduire les détours imposés aux cyclistes (dû le plus souvent au stationnement automobile) tout en préservant les espaces piétons et en augmentant la sécurité de tous les usagers.
Marseille a fait de timides tentatives ces dernières années dont la première rue pour laquelle il avait fallu faire une manifestation afin d'obtenir un marquage au sol.

Deuxième chose a bien comprendre : il n'existe pas de catégorie de moyen de transport qui s’appellerait les « deux roues ». En entretenant un flou autour de ce mot, on empêche de faire la différence entre les vélos et les deux roues motorisés qui n'ont en commun que le nombre de roues (et encore). On retrouve cet amalgame dans certaines enquêtes statistiques biaisées de fait et avec les parkings deux roues marseillais contre lesquels le Collectif Vélos en Ville milite.


Autrement dit, un double sens 2 roues (DS2R) est un non-sens et c'est pourtant ce qu'a réalisé la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole : oui, vous avez bien entendu ! Une sorte de double sens cyclable que les deux roues motorisés, scooters et motos, pourraient emprunter !

Erreur de panneau, maladresse ? On a des raisons de douter…

Premièrement, car le panneau n'existe pas et que donc il a fallu le commander spécialement.
Deuxièmement, et ce n'est quand même pas anodin, la mise en place de cette voie s'est accompagnée de l’installation de pas moins de 157 places de parking 2 roues sans arceaux, autrement dit pour les motos et les scooters (sur cinq emplacements de dizaines de mètres de long représentant la quasi totalité de cette rue de plus de 300 mètres) : ça défrise !

Combien de place pour les parkings vélos ? Euh, ben, c'est qu'en fait… euh… et bien… y en a pas !
Mais la collectivité n'est elle pas censée montrer l'exemple en terme de mobilité alternative ou à minima respecter la loi à ce sujet (décret préfectoral puis loi de transition énergétique sur les PDA) ? Ne doit-elle pas respecter le code de la route à savoir que les 2 roues motorisées n'ont pas le droit de prendre les sens interdits à l'envers ?
Cet aménagement a au moins le mérite d'afficher clairement la couleur : la loi tu sais où tu peux te la mettre ?


Et l'arrêté de circulation ou de stationnement dans tout ça ? Voilà un document officiel qui pourrait lever le doute sur les intentions de MPM. Et bien, il n'existe pas. Ou pas encore peut être.
Étrange qu'un aménagement puisse déjà être effectué sans arrêté alors que certaines rues de Marseille n'ont toujours pas été aménagée bien que leur arrêté de zone de rencontre a été pris il y a plusieurs années. Sans doute des questions d'urgences et priorités qui nous échappent.

Seuls points positifs :
Les cyclistes peuvent emprunter cette voie ; c'est quand même un minimum dans un double sens, surtout vu le nombre de fois que l'on a demandé cet aménagement.
Le marquage au sol a été effectué, ce qui porte à trois rues dans la deuxième ville de France où le marquage au sol est présent : rue Fontange (obtenu après manifestation et peinture maison), rue Moustier (où réside votre association et après demande au maire) et ici.

Bon, ok ils ont aussi un peu oublié quelques panneaux de DS2R au milieu de la rue à une intersection...

Mais ça se passe où au fait ?

C'est là que c'est marrant : Rue des Docks, autrement dit là où siège (entre autres) la direction de la voirie de MPM responsable de cet aménagement et la présidence de cet institution !

Non, sérieux ?

Si, si…

L'ironie de l'histoire

programme rencontre 2016 webL'ironie de l'histoire c'est lorsque toutes les moyennes ou grandes villes de France sauf Marseille se réunissent pour parler de vélo et que c'est l'association de cyclistes urbains marseillaise qui y participe voire témoigne.
Quand l'expertise de l'association sur la loi LAURE rejoint le CVTC, le wiklou et Paris.
Le Club des Villes et Territoires Cyclables (CVTC) est un un réseau de collectivités territoriales engagées pour le développement de l’usage du vélo au quotidien et de la mobilité durable.
Toutes les villes de France de taille moyenne ou grande font partie de ce club sauf Marseille et toutes les villes à moins de 20km d'elle. 
Ce n'est pourtant pas faute d'avoir attiré l'attention de MPM sur cela depuis des années. Votre association avait même invité le vice-président du club à parler lors de la journée mobilité le 18 septembre 2013.
Pourtant Marseille n'est toujours pas membre du club alors que Aix-en-Provence et Toulon y sont.
Et pour la prochaine rencontre nationale du club Marseille sera encore absente. Et pour la seconde fois c'est le Collectif Vélos en Ville, qui pourtant n'est pas censé être là, qui sera présente. La première fois c'était à Dijon le 7 octobre 2011.
L'ironie c'est quand la journée s'intitule : "nul n'est censé ignorer le vélo".
L'ironie c'est quand l'association est invitée à cette journée pour parler de l'observation de la loi LAURE, une loi pour laquelle Marseille Provence Métropole a été jugée par cinq fois pour infraction.
Vous pouvez trouver un article sur la loi LAURE et son cadre d'application rédigé par le Collectif Vélos en Ville sur le site web du Wiklou, le wikipedia du vélo en France à cette adresse.

La place Carli Version 4

Nouveau rebondissement dans l'affaire de la place Carli :
Après la version 1 de la place avec les bouquinistes, la version 2 avec rien du tout et la version 3 avec uniquement des voitures, le Collectif Vélos en Ville est heureux de vous présenter la version 4 datant du 29 février qui fait suite à notre précédent article du mois de janvier.
Et bien figurez-vous que, coïncidence, le grand ménage a été fait seulement un mois après notre article !
 
Version 1 (2008) :
carli 2008
 
Version 2 (2013) :
Carli 2013
 
Version 3 (2015) :
carli 2016
 
Version 4 (février 2016):
Carli20160229
 
Avec de toutes nouvelles protections anti-voiture :
Carli20160225
 
 
Plutôt que de s'imaginer qu'il y a un lien entre notre article et ce grand ménage nous préférons croire que désormais la Ville de Marseiile et la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole sont juste plus réactifs aux débordements que ses rues peuvent connaitre.

Retour sur l'opération "Stationnement très gênant" du vendredi 26 février

Operation135e webCe vendredi 26 Février à 11h, quatre représentants du Collectif Vélos en Ville se sont retrouvés à l'angle de l'avenue de Maillane et du boulevard Camille Flammarion pour une opération de distribution de fausses contraventions.

En effet, ce site avait été choisi comme représentatif de l'incurie qui règne à Marseille par rapport aux pistes et bandes cyclables : les automobilistes ayant la fâcheuse habitude de les prendre pour des places de stationnement gratuit.

Nous avons donc glissé sous une vingtaine d'essuie-glaces, des papiers d'aspect contraventions, sur lesquels il est mentionné que le stationnement sur passages piétons, places handicapés et pistes cyclables est désormais considéré comme très gênant et passible de 135 € d'amende.

Trois journalistes de la Marseillaise, la Provence et 20 Minutes nous accompagnaient et ont recueilli les réactions des automobilistes pris en faute. vous pouvez retrouvez leurs articles ici et ici.

La déambulation a pris fin vers 12h30 sur le boulevard Rabatau. Merci aux bénévoles présent et espérons que ce genre d'actions contribuera à faire évoluer les comportements et les mentalités de nos concitoyens marseillais.

Annonce du Plan Vélo du conseil départemental du 13

Communiqué de presse

du Collectif Vélos en Ville

Annonce du Plan Vélo du conseil départemental du 13
 
 
Le Collectif Vélos en Ville accueille très favorablement l'annonce du conseiller départemental, délégué au cyclisme, Eric Le Dissès et de la présidente du conseil départemental, Martine Vassal au sujet du Plan Vélo du département qui vise l'élaboration de 500km d'aménagements cyclables pour un coût de 40 Millions d'euros en cinq ans.
 
Notre association, le Collectif Vélos en Ville fait remarquer que ce plan vélo impactera essentiellement la pratique du vélo dit « sportif » et non pas celle du vélo dit « urbain » c'est à dire du vélo comme moyen de transport en ville.

Néanmoins, cette annonce est tout de même une très bonne nouvelle à plusieurs titres.

Tout d'abord car la majeure partie des accidents mortels de vélo se produisent hors des agglomérations et c'est bien hors des agglomérations que se situent la majeure partie des routes départementales. En effet, même si le vélo n'est pas un moyen de transport dangereux comme en attestent les statistiques d'accidentologie (pas plus que la marche à pied), 64 % des accidents mortels ont lieu hors des agglomérations. Ainsi, et comme le souligne Martine Vassal dans la Provence du 9 février, en disant que «la route de la Gineste est très dangereuse» et que «la priorité est à la sécurité» ces mesures diminueront le nombre d'accident sur ces routes.
 
CPplanvloCD13 WebLe Collectif Vélos en Ville relève également un autre phrase prononcée par la présidente du conseil départemental : « nous allons donc privilégier les voies dédiées, bien séparées ». Il est en effet essentiel de privilégier des voies dédiés car le conseil départemental fait actuellement état de 80 km d'aménagements mais y sont comptés, des routes assez emblématiques. A titre d'exemple, la D559 (la Gineste), la D559A entre Roquefort-la-Bédoule et Cassis, la D908 (Route des Termes) ou encore la D44G (voir photo du meilleur élève) sont considérés comme présentant des « accotements cyclables » c'est à dire un bas côté, d'une largeur le plus souvent ridicule, dont la couleur peut éventuellement varié et présentant un logo vélo sur le sol tous les 2 à 4 km, le plus souvent sans panneaux verticaux… En terme de sécurité, on peut donc largement faire mieux.
 
CPplanvloCD13 2 WebEnsuite, cette annonce de « Schéma Directeur Vélo » est également une bonne nouvelle pour les cyclistes urbains puisque certaines de ces routes départementales se situent dans des agglomérations comme la D44G qui relie Marseille à Allauch ou encore la D559 entre le rond du Prado et le rond point de Luminy, ce qui peut permettre au département d'améliorer la condition des cyclistes urbains sur ces voies. Malheureusement ici, tout n'est pas non plus rose comme en témoigne les aménagements au
niveau du Rond point du Redon où les pistes cyclables trouvent leurs places sur des trottoirs, excluant de fait les piétons.

Enfin, des routes départementales comme par exemple, la D4 entre la Valentine et les Trois Lucs ou encore la D4A entre la Valentine et Allauch devront faire l'objet d'une attention particulière tant elles sont soit très larges, soit très exiguës, mais toutes deux extrêmement dangereuses en ville tant la vitesse des automobiles y est élevée.

En conclusion, le Collectif Vélos en Ville rappelle qu'il est toujours disposé à travailler en bonne intelligence avec toutes les collectivités qui le souhaitent comme cela peut être parfois le cas, mais toujours insuffisamment.

Vous pouvez consulter la carte du département relatif aux aménagements existants sur le site de Marsactu : ici.

Stationnement désormais très gênant sur pistes cyclables

Communiqué de presse

Stationnement désormais très gênant sur pistes cyclables

Vendredi 26 février 11h00
 
 
Photo20ansComAC WebDepuis le 5 juillet 2015, le stationnement sur les pistes cyclables est reconnu comme "très gênant" et est désormais sanctionné par une amende à 135 euros.

Le collectif Vélos en Ville souhaite contribuer à la diffusion de cette information auprès des automobilistes et alertera les contrevenants en glissant des flyers sous leurs essuies glaces.
Le ton n’est pas (que) à la culpabilisation et se veut pacifique. Il fait surtout appel au bon sens :

laisser la piste cyclable aux cyclistes, c’est permettre aux
véhicules de mieux circuler sur la chaussée, de façon sécurisée
pour tous
 
Marseille comptant 852 000 habitants sur 240 km2 de superficie, elle offre moins de 100 kilomètres de pistes ou voies cyclables, alors que sont recensés :
  • 142 km de voies à Angers (149 000 habitants sur 43 km2) ;
  • 160 km de voies à Montpellier (268 000 habitants sur 67 km2) ;
  • ou encore 540 km de voies dans Lyon et Villeurbanne (642 000 habitants sur 160 km2) ;
Laissez donc libres nos quelques kilomètres de voies cyclables !
 
Faut-il rappeler que les déplacements à vélos sont peu chers, permettent une excellente ponctualité (très important quand on va travailler ou chercher ses enfants à l'école !), sont bons pour la santé, limitent la pollution, réduisent l'encombrement de la rue... mais ils paraissent bien peu sécurisants pour tous ceux qui ont des velléités de s’y mettre !
Bien des Marseillais resteront réticents à l'usage du vélo s'il n'y a pas plus d'espaces de circulation sécurisés accessibles.

Par exemple :
  • La très belle piste cyclable aux Allées Gambetta (bien isolée de la voie de circulation) est la plupart du temps inutilisable car des voitures sont garées en épi et obstruent l’entrée ;
  • Sur l’Avenue de Maillane, la piste cyclable constitue de fait un linéaire de stationnement supplémentaire pour les voitures ;
  • Sans parler du boulevard Longchamp où le stationnement semble tolérer par tous ;
Aujourd’hui vendredi 26 Février
nous posons juste un papier sur un pare-brise ...
 
mais il faut bien dire que l’on finit par appeler de nos vœux une intervention plus systématique des autorités compétentes pour arroser nos rues de PV, car ce sera sans doute la seule et unique façon de faire respecter les pistes cyclables pour une circulation plus apaisée pour tous.

Démarrage de l'opération à l'angle du Boulevard de Maillane
et de l'avenue Jules Cantini, à 11h00

Contact presse : Philippe Buffard - 07 85 07 77 85

Stationnement très gênant

AMCFlyer3WebMarseille offre un nombre aujourd'hui indeterminé mais assurément réduit de pistes ou voies cyclables, contre 142 km à Angers (150 000 habitants), 160 kms à Montpellier (280 000 habitants) , 520 km pour l'agglomération Lyonnaise, 700 km à Paris.

Et ces quelques pistes marseillaises sont bien souvent impraticables car encombrées de véhicules stationnés. Exemples parmi d'autres :
  • La très belle piste cyclable aux Allées Gambetta (bien isolée de la voie de circulation) est la plupart du temps inutilisable car des voitures sont garées en épi et obstruent l’entrée,
  • Sur l’Avenue de Maillane, la piste cyclable constitue un linéaire de stationnement supplémentaire,
  • Sans parler du boulevard Longchamp où le stationnement semble toléré par tous...
Or depuis le 5 juillet 2015, le stationnement sur les pistes cyclables est reconnu comme "très gênant" et est sanctionné par un PV à 135 euros.

Le collectif Vélos en Ville souhaite contribuer à la diffusion de cette information auprès des usagers de la route et alertera les contrevenants  en glissant sous leurs essuies glaces un flyer décliné sous 3 formats. Le ton n’est pas (que) à la culpabilisation et se veut pacifique. Il fait surtout appel au bon sens : laisser la piste cyclable aux cyclistes, c’est permettre aux véhicules de mieux circuler sur la chaussée, de façon sécurisée pour tous.

Aujourd’hui nous posons juste un papier sur un pare-brise …  mais il faut bien dire que l’on finit  par appeler de nos vœux une intervention plus systématique des autorités compétentes  pour arroser nos rues de PV, car ce sera sans doute la seule et unique façon de faire respecter les pistes cyclables pour une circulation plus apaisée pour tous.
 
AMCFlyer1Web

La Place A. et F. Carli (1er Arr)

carli 2008La place Carli qui devrait être rebaptisée place de la cul (dans la voi) ture, tant elle est une emblème de ce qui se passe à Marseille, mérite le coup d’œil. Retour sur la transformation d'une place entre « Marseille 2013 : Capitale de la Culture », bouquinistes et bagnoles.

La Place Carli dans le 1er arrondissement est la place qui accueille la conservatoire national à vocation régionale.
Cette place, comme en témoigne cette photo de 2008 accueillait alors en ce temps les fameux bouquinistes de Marseille à l'image de leurs homologues parisiens que l'on peut trouver sur les bords de la Seine à Paris.
Mais à l'occasion de « Marseille 2013 : Capitale de la Culture » la Ville de Marseille s'est dit : « tiens on va déménager les bouquinistes sur la Canebière et on va libérer cette belle et magnifique place de tout ce bazar ». Par bazar, il fallait donc comprendre les bouquinistes et les voitures.

Et voilà ce que cela donne une fois le grand ménage d'effectué !

Carli 2013
  
Bon, faut avouer que si on se contrefout royalement de la culture des bouquinistes, le spectacle de la Place en 2013 était devenu tout de même plus agréable qu'auparavant.
L'aménageur n'a tout de même pas pu s'empêcher d'inclure  5 places de voitures, c'est à dire exactement le même nombre de places que précédemement… Mais, c'était tout de même un minimum pour éviter la bronca !

Et puis Marseille, aidée par la laxisme de la Mairie, a fait ce qu'elle sait faire de mieux : Se laisser aller…
 
 Et voici le spectacle 2016 !

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20150914 100258 2Et hop ! Deux potelets de moins et à nous la place !
 
Résultat des courses :
2008 : 5 voitures
2013 : 5 voitures
2016 : 32 voitures (en ne comptant pas les dizaines de stationnements frauduleux de la portion de rue attenante).

Alors que le Plan de Déplacement Urbain, outil de planification des transports de Marseille Provence Métropole, annonce fièrement comme premiers objectifs :

1.1 Réaménager l'espace public au profit des modes doux
1.2 Multiplier les équipements favorisant l'usage du vélo
1.3 Adopter une nouvelle stratégie de stationnement
1.3.1 Réduire l'offre en centre-ville et accroître l'offre en parc relais périphériques
 
 
pdu1
 
 
 
Alors que l'on arrête de nous dire que Marseille est en retard mais qu'elle est en train de le rattraper.

Partout où des espaces piétons ont été aménagés il y a quelques années ces mêmes espaces sont aujourd'hui recolonisés par la voiture :
 
 
Rue Saint Férréol
La Canebière
Boulevard Longchamp
Boulevard Chave
Place Jean Jaurès
Place Carli

Vous repasserez une troisième fois !

20150717 194353 2Cherchez bien ! Il n'y a pas quelque chose qui vous choque dans cette photo ? Et bien visiblement, cela n'a pas choqué la communauté urbaine de MPM... C'est pourtant pas faute de l'avoir dit. Mais si cela s'arrêtait là seulement...

Si vous n'avez pas encore trouvé, on va commencer par  vous donner des indices.

Dans le quartier de Noailles, en descendant la rue d'Aubagne pour vous rendre à votre association préférée, vous arrivez à la Place d'Homère (le pauvre...) à l'intersections des rue d'Aubagne, Jean Roque et Moustier. Ces trois rues sont depuis deux – trois ans en zone de rencontre, c'est à dire que la vitesse y est limitée à 20km/h, les piétons puis les vélos prioritaires sur les engins motorisés et surtout pratiquables par les bicyclettes dans les deux sens alors qu'elles sont à sens unique pour les voitures.

Le collectif avait à plusieurs occasions fait remonter à la communauté urbaine de MPM qu'il était extremement dangereux20160112 120513 2 que ces rues puissent être empruntées dans les deux sens par les cyclistes alors qu'aucun panneau n'indiquait aux automobilistes que des vélos puissent arriver en sens inverse.

Néanmoins, des mois voire des années après la première demande voici que la communauté urbaine vient (enfin) de poser le panneau.

Manque de bol,  il y a comme un petit problème de 90 degrés d'angle. Ainsi notre panneau zone de rencontre de la photo, censé indiquer aux automobilistes qu'ils entrent dans une zone de rencontre et qu'ils doivent donc s'attendre à croiser des cyclistes est placé à la fin de la rue Jean Roque. Ainsi cette rue affiche un panneau "allez-y mais faites attention" et un panneau "sens interdit". Sachant que le même panneau est également plaçé à l'autre extrémité de la rue, on obtient une sorte de zone de rencontre à double sens interdit et à double double sens cyclables. Si vous n'y comprenez plus rien c'est normal...

Heureusement, graçe à la ténacité de l'un de nos adhérents (merci Pierre), les services de la voirie sont venus pivoter le panneau de manière à ce qu'il prenne effet pour la rue d'Aubagne et non Jean Roque.

Encore une fois, manque de bol celui-ci aurait dû être plaçé trois mètres au dessus de manière à signaler la zone de rencontre pour les trois rues et nons pas uniquement celle d'Aubagne...

Le fait est assez rare...

400px-Jean-Claude Gaudin-IMG 3402Le fait est assez rare pour être remarqué. Après plusieurs années de mutisme le Maire de la Ville de Marseille, l’indétrônable Jean­Claude Gaudin, a enfin parlé de vélo. Et pas moins de deux fois en 8 jours en plus. Mais attention, ne vous attendez pas non plus à une tirade dithyrambique en faveur du vélo de la part du futur président de la future métropole. Mais si celui-­ci ne se mouille pas beaucoup dans le numéro 11 de la newsletter de la mission interministérielle pour le projet métropolitain Aix­-Marseille­-Provence où il affirme :

« Il nous faut donc renforcer l’offre de transports collectifs fluides et réguliers, grâce à la mise en place d’un réseau multimodal combinant bus, trains express régionaux, métros, tramways, vélos... »

Sa bafouille chez France Inter est tout de même plus intéressante (à 10 minutes et 10 secondes) :

« Nous appliquons à Marseille les règles et lois de la République. »

En préambule d'une question sur le vélo à Marseille, il faut bien avouer que JCG a fait fort quand on sait que Marseille a le record national de transgression de l'article L228-­2 des lois de la République !

« Vous savez on a fait plein de pistes cyclables... »

Après le direct du droit, c'est le crochet du gauche : Peut­-on vraiment dire que l'on a fait plein de pistes cyclables quand on vient de recevoir le Clou Rouillé qui récompense la ville qui fait le moins d'effort pour le vélo ? Peut­-on vraiment dire cela quand on a tellement peu d'aménagements cyclables que l'on n'arrive même pas à figurer dans le classement des villes ?

« ... et certaines d'ailleurs le tribunal administratif nous les a fait annuler... »

JCG fait ici référence à la piste cyclable du Prado aménagée sur un trottoir et qui a été annulée par le tribunal administratif mais redevenue piste cyclable en appel. Quid des 4 recours en tribunal administratif perdus parce qu'ils n'avaient pas fait de pistes cyclables ?

« ... en réalité dans la deuxième ville de France nous subissons un peu moins la pollution qu'à Paris... »

Et que dit Jean-­Claude Gaudin, du classement des villes françaises où l'on vit le moins longtemps à cause de la pollution qui relègue Marseille à la première ou dernière place ?

« ...nous n’avons pour l’instant jamais franchi des barrières aussi importantes que dans la capitale. »

Faut­-il à ce moment là, considérer un éclair de lucidité dans la tête du maire de la deuxième ville de France ? Faut­-il s'imaginer que celui­-ci s'est peut être rendu compte, à bord de sa Citroën de sénateur, que Paris compte 500 fois plus d'aménagements cyclables alors qu'elle est 2,28 fois plus petite que Marseille ?

Votre association ne pouvait passer sous silence ces énormités. Assurément cet article ne plaira pas à tout le monde mais on peut peut être rêver que la ville de Marseille verra là des remarques constructives et agira en conséquence (y compris vis à vis de votre association...).
 
Photograph by Rama, Wikimedia Commons, Cc-by-sa-2.0-fr

Mais où est la piste ? Et bien, elle est revenue...

20151209 150907 2Hasard du calendrier ? Cela serait tout de même bien étonnant tant les opérations de rénovation des aménagements cyclables sont rares. Et pourtant, suite à la publication de l’article Mais où est la piste !? au sujet des aménagements cyclables des allées Gambetta voilà que celle­ci est repeinte pas plus de trois semaines plus tard (avec la police dessus qui verbalise !). Et il en est de même pour la piste cyclable du boulevard Chave et celle d'Henri Barbusse. Tiens Bd. Chave et Henri Barbusse parlons-­en...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
20151105 093142 2Boulevard Chave on peint des pistes cyclables mais on laisse la terrasse...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


20150906 170735 2Henri Barbusse : début septembre on retrouve le panneau de la bande cyclable à l'intérieur du Musée d'Histoire de Marseille : tout un symbole ! Le vélo c'est du passé !
 
 

20151003 153926 2Puis, un mois plus tard dans son allée de service.
 
 
 


20150906 153050 2Une bande cyclable qui est désormais libérée des voitures qui se garent maintenant sur le trottoir...

Prado : neuf nuances de pistes cyclables

IMG 1997
 
Quand on parle piste cyclable, surtout sur un grand axe on s'attend à voir une piste permettant, à nous cyclistes, de circuler librement sans se mettre en danger et qui ne pénalise pas les piétons, souvent menacés par les cyclistes qu'ils ne voient et n'entendent pas arriver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La piste cyclable de l'avenue du Prado est une piste très morcelée, elle est en effet découpée en 9 tronçons, dont les extrémités ont un marquage au sol peu visible. Elle démarre en face du cinéma "Le Prado" et se termine au rond-point du Prado.

 

 

 

 

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Cette piste cyclable se situe sur chaque trottoir à droite et à gauche de l'avenue, juste entre les voies principales et les contre-allées.

 

 

 

 

 

 

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Le problème de ce système est qu'à chaque intersection nous devons descendre du trottoir, se risquer sur la route, et enfin remonter sur le trottoir, tout cela sans compter les interruptions dues aux croisements avec la route qui relie la contre-allée à l'axe principal.

 

La largeur du trottoir permet aux cyclistes de circuler sans rencontrer de piétons sur la piste cyclable, même si certains d'entre eux alternent allègrement entre l'espace dédié aux piétons et celui dédié aux cyclistes,contraignant ceux-ci à slalomer.

 

 

 

 

 

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Sur Castellane, les kiosques, les bars et le marché empiètent sur la voie. Cela rend moins praticable la piste cyclable, déjà encombrée d'une foule de personnes rendant difficile la circulation sur cette portion du Prado.

 

 

 

 

 

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camenbert prado1 

 

IMG 1971

 

Le partage du trottoir entre cyclistes et piétons n'est pas accepté par tous, cela est compréhensible : les trottoirs sont là  pour assurer la sécurité des piétons. Il en va de même pour les pistes cyclables qui sont un moyen de sécuriser la pratique du déplacement urbain à vélo ; si elles ne sont pas délimitées physiquement, il est normal de voir se produire des accidents entre cyclistes et piétons.

Rue Paradis des voitures, enfer des piétons

12165781 1491102274519900 1211144314 nDeuxième plus longue rue de Marseille, la rue Paradis va de la place du Général-de-Gaulle à l’avenue du Prado.
La section qui nous intéresse relie le cour Pierre Puget, à la place du Général-de-Gaulle. Cette section est une rue commerçante comme la rue de Rome ou la rue St Ferréol, mais à la différence de ces voisines et bien que peu empruntées par les voitures, ici les piétons s'entasse sur les trottoirs.
 
 
dessin rue Paradisdessin rue paradis 2
 
 
Sur cette portion la voiture utilise 65% de l'axe contre 35% pour les piétons qui doivent se heurter aux barrières et aux marches des immeubles, sur des trottoirs qui font en moyennes 2m de large.

12167467 1491102301186564 795779146 n12166714 1491102337853227 1877534108 n12166669 1491102297853231 1536828573 n
 
 
À l'heure où le quartier devient de plus en plus une zone de rencontre, la rue Paradis reste, elle, encore un espace où circuler à pieds comme à vélos n'est pas chose facile.

Chave Wars Episode 4 : la saga continue

Voilà déjà 11 mois depuis notre premier article sur le sujet et on a du nouveau à vous dire !
Si vous avez raté les précédents épisodes : épisode 1, épisode 2 et épisode 3.
Lors de notre dernier article sur le sujet, nous vous informions que Jean-Claude Gaudin avait diligenté Marie-Louise Lota pour un contrôle sur le site concerné.
Dans un soucis de transparence qui mérite d'être cité tant le fait est rare, la mairie de Marseille nous a depuis adressé en mars 2015 la copie du courrier adressé à l'établissement en cause "afin de leur signaler la nécessité de respecter l'autorisation d'occupation de l'espace public qui leur a été accordée".
On notera donc qu'une autorisation d'occupation leur a été accordée, ce qui nous laisse dubitatif puisque cet établissement n'avait jamais rien payé à ce moment-là. Mais ne nous arrêtons pas là.
Dans cette copie du courrier on relèvera que la Mairie fait preuve d'une très grande diplomatie puisqu'elle demande que l'occupation se limite à la surface autorisée, surface qui n'était pas accordée au moment des faits. C'est tout de même plutôt diplomate comme attitude. On relèvera également, pour anecdote, que la personne a "refusé d'obtempérer en tenant des propos insultants". On a presque envie de vous conseiller de changer de trottoir si vous passez par là...
Nouveau rebondissement dans l'affaire du Chave Gate en septembre 2015.
Pour la réalisation de son article Comment sortir du Vélo Bashing le journal La Provence a enquêté sur cette étrange terrasse sur piste cyclable. Photo à l'appui on peut constater que la terrasse a pleinement repris "ses droits" sur la piste cyclable. La Provence a ainsi interviewé le Collectif Vélos en Ville mais également la direction des emplacements de la Ville de Marseille. Cette dernière discussion nous a donc été retransmise.
Et là accrochez-vous bien : Le propriétaire de l'établissement paye désormais une redevance pour sa terrasse et la Ville de Marseille reconnait louer la piste cyclable de MPM ! Elle reconnait également qu'il y a, ici, un bug ! Un bug de cette taille-là on appellerait cela plutôt une bourde monumentale et d'autant plus qu'elle est commise a posteriori de notre courrier.
En conclusion, et pour boucler une des hypothèses de notre premier article :
La Mairie de Marseille loue donc les pistes cyclables de Marseille Provence Métropole, une première mondiale qui saura trouver sans nul doute échos dans de nombreux lieux.
 
Et pour le plaisir des yeux :
 
20150211 151907 small 11 février 2015 : La barrière n'est plus là
20150403 113614 small 3 avril 2015 : La piste cyclable après le courrier de la Mairie. Je pousse un peu les tables
20150704 185555 small 4 juillet 2015 : je reprends mes droits !
20150304 114213 small  4 mars 2015 : la fameuse fourrière
20150526 231250 small 26 mai 2015 : la fameuse fourrière de nuit
20150703 111801 small 3 juilllet 2015 : exposition de voitures anciennes sur piste cyclable par la Mairie du 5eme arrondissement et sans autorisation
20150302 101135 small 2 mars 2015 : la RTM met son grain de sel
20150607 060043 small  7 juin 2015 : vide grenier du CIQ du coin. L'arrété stipule qu'il faut se mettre sur la piste cyclable
20150415 083857 small 15 avril 2015 : la laveuse de MPM
20150613 093259 small 13 juin 2015 : détrompez-vous je suis bel et bien garé sur la piste cyclable, sur le trottoir, sur le passage piéton et dans la rue ! passible de 3 x 135€ d'amende et jusqu'à 3 x 750€
 20150604 105501-small  4 juin 2015 : amis cyclistes bon courage !
 20150617 211338 small 17 juin 2015 : pareil mais de l'autre côté
20150421 205738 small 21 avril 2015 : Et les fameux deux roues motorisés.
20150416 104633 small 16 avril 2015 : euh ?
 20150518 101847 small  18 mai 2015 : toujours les mêmes motos toujours au même endroit

Rendez-vous à la préfecture

Logo republique-francaiseSuite à la manifestation organisée par le Collectif Vélos en Ville avec d'autre asociations nous avons obtenu un rendez-vous avec le directeur du cabinet adjoint du nouveau préfet de région.
A l'ordre du jour de la réunion étaient, entre autre, programmées  des questions relatives au contrôle de légalité par la préfecture des actes administratifs produits par les collectivités. Mais qu'est ce que cela veut-il bien dire ?
Prenons un exemple bien connu à Marseille, celui des pistes cyclables. L'article L228-2 du code de l'environnement rend obligatoire la réalisation d'aménagement cyclable lors de travaux de voirie. Ainsi la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole doit inclure des aménagements cyclables lors des travaux. Pour les travaux les plus importants, et notamment ceux ayant un impact environnemental, la communauté urbaine doit soumettre les plans à la préfecture pour que celle-ci contrôle la légalité et notamment vérifie que que le code de l'environnement soit bien respecté et que donc des aménagements cyclables soient bien inclus dans ces travaux. Malheureusement, on peut se poser la question de savoir si ce contrôle est bien exercé, ou du moins pleinement, sinon votre association n'aurait pas le triste record national du nombre de recours en tribunal administratif gagnés suite au non respect de l'article l228-2 du code de l'environnement.
Le Collectif nourrit l'espoir que la préfecture regarde d'un plus près les actes administratifs pris par la communauté urbaine et qu'ainsi votre association ait moins de recours à effectuer auprès du tribunal administratif.
Etaient également à l'ordre du jour les conséquences du récent décret n°2015-808 du 2 juillet 2015 relatif au plan d'actions des mobilités actives et notamment la géneralisation du double sens cyclable pour les voies limités à 30km/h et le stationnement très gênant sur aménagements cyclables ou piétons passible désormais d'une amende de 4ème catégorie (135-750€)
Egalement au menu, les conséquences de la récente loi sur la transition énergétique dont la mise en place de zones de circulation restreintes pour lutter contre la pollution atmosphérique et la question du respect de l'arrété préfectoral par les établissements scolaires devant faire l'objet d'un plan de déplacement.

Mais où est la piste !?

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Après les BD « Mais où est Charlie », Marseille écrit sur ses voiries une tout autre histoire « Mais où sont les pistes cyclables ? »

Il est d'usage d'expliquer où sont nos pistes cyclables, où quand tu te fait incendier par des chauffards dans leurs voitures ou leurs camions te crier dessus :
 
- Mais roule donc ailleurs, vas sur le trottoir ou sur les pistes cyclables ont payent pas pour que tu sois sur la route, etc,
- Mais OUI mon bon monsieur je voudrais bien rouler sur une piste cyclable, mais où sont-elles ?
 
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Nous sommes d'accord lorsque l'on voit la piste de l'allée Léon Gambetta qui est presque inexistante voir même inutilisable, que ce soit du aux camions garé dessus ou aux voitures, dans un sens comme dans l'autre ce qui rend la piste impraticable.

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Mais, pour la défense des automobilistes je dirais que le marquage au sol est tellement illisible, qu'il est normal que ceux-ci se gare dessus.
 
 
 
 
 
 

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Le vert c'est beau, le vert c'est propre, et pour la longueur que représente la totalité de l'allée Gambetta un petit coup de peinture ne ferait pas de mal.

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USES : Le Boulevard Baille, nouveau concurrent pour le prix du meilleur aspirateur à bagnoles

DSC04851Le boulevard Baille large d'une trentaine de mêtre relie la Timone à Castellane, il est de ce fait très emprunté par les étudiants des différentes facultés de médecine et de pharmacie.
Ce boulevard long de 1300 mètres est un axe typiquement marseillais où la voiture est énormément privilégiée : avec ses deux doubles voies et ses stationnements en épis, la voiture encombre pratiquement 70% du boulevard.
Même les bus marseillais n'ont pas leur place sur ce boulevard car seulement 10% de l'espace est utilisé par une unique voie de bus dans le sens Timone-Castellane, voie qui n'est pas constante sur tout le boulevard.
Le vélo n'est pas du tout valorisé sur cette axe : l’absence de pistes ou de bandes cyclables, la vitesse des voitures ainsi que le nombre d'axes n'encourage pas le déplacement à vélo.
 
 
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Mais vous direz que d’après vos chiffres, la voiture et les bus prennent 80% de l'espace du boulevard Baille ? Mais alors, où sont les 20% restants ? Les 20% restants sont pour les trottoirs que les piétons empruntent, mais on notera tout de même les commerces et bars qui débordent plus souvent qu'à leur tour sur celui-ci.
 
 
 
Le boulevard Baille mériterait également un prix pour son stionnement ilicite car sur une grande partie de l'axe, des voitures se gare en épis sur des zones où le stationnement est interdit.
 
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Toutes les informations sur notre jeu-concours USES, ici.
 

Appel pour une ville accessible à tous

Collectif Vélos en Ville Marseille ville accessible à tous aménagements cyclablesComment vivre dans la ville la plus embouteillée de France ?
Marseille reste la ville la plus embouteillée de France. Selon les études réalisées par l'entreprise TomTom, cela signifie «qu'un automobiliste marseillais dont le trajet domicile/travail serait de 30 minutes à l'heure où le trafic est le plus fluide, perd en moyenne 46 minutes par jour s'il effectue ce même trajet aller et retour aux heures de pointe». (Sources 1)



Comment vivre la ville quand la circulation automobile prend toute la place sur les autres moyens de circulation ?
Les piétons, vélos, poussettes, personnes à mobilité réduite, skate, rollers, autobus, tramway se disputent le peu d'espace public laissé par la voiture.
A Marseille, la voiture est considérée comme prioritaire partout et tout le temps. Les trottoirs sont étroits et la plupart du temps utilisés pour le stationnement des voitures. Une poussette et un piéton peuvent rarement s’y croiser. Trop peu d’espace est prévu pour les fauteuils roulants, et les personnes à mobilité réduite sont ainsi exclues de la ville. (Sources 2)


Comment vivre la ville quand de nombreux quartiers ne sont pas ou peu accessibles ?
Des transports en commun peu nombreux voire inexistants entraînent de fait l'exclusion territoriale.
Pas de tramway ni de métro dans les quartiers Nord. Le réseau de bus couvre de façon très inégale les différents quartiers et uniquement en journée. (Sources 3)


Comment vivre la ville quand l'air est pollué par une circulation automobile excessive ?
Marseille est la ville française où la pollution atmosphérique tue le plus. La source principale de cette pollution, selon une étude relayée par France Nature Environnement, est liée au transport routier: 79% des émissions d’oxydes d’azote (NOx) et 71% des émissions de particules PM10. (Sources 4)

En 2015, les voitures continuent d'envahir Marseille ! Les habitants, à pied, en vélo, en fauteuils roulants, en rollers, en skate, en transports en commun, en poussette... peinent à trouver leur place dans la ville.

Le 19 septembre 2015, dans le cadre de la Semaine Européenne de la Mobilité,  le Collectif Vélos en Ville invite tous les usagers de l'espace public et les associations à faire entendre leurs revendications communes :
POUR un réseau de transport en commun qui dessert l'ensemble des quartiers de la ville, de façon régulière et adaptée à l'affluence.
POUR des parkings relais à l'extérieur de la ville et en nombre suffisant parce que la ville est faite pour ses habitants et non pour la voiture.
POUR des déplacements organisés pour chacun selon son mode de transport : des trottoirs suffisamment larges pour les personnes à mobilité réduite, les piétons, les poussettes, des aménagements cyclables pour les vélos, des aménagements en site propre pour les autobus.

Contact Collectif Vélos en Ville:
Benjamin Clasen : 06 76 07 54 88
Cyril Pimentel : 06 95 40 50 80

Sources :
1.
Varsovie et Marseille, villes les plus embouteillées d'Europe
Marseille reste la ville la plus embouteillée de France
Marseille en tête pour son parc automobile

2.
Marseille reçoit le prix de la ville la moins cyclable
Accessibilité aux handicapés: le très très mauvais classement de Marseille

Etat des lieux des aménagements cyclables à Marseille

Collectif Vélos en Ville Marseille piste cyclableNous recherchons des bénévoles, qui peuvent nous aider à recenser les différentes pistes et aménagements cyclables, pour dénoncer les irrégularités des pistes cyclables de notre ville.
 
Si cette initiative vous intéresse vous pouvez contacter Jules à l'adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Quoi de neuf à l'Est ? Le Clou Rouillé du Collectif Vélos en Ville ?

 
Cette année cela va être dur de départager les clous rouillés locaux du territoire de MPM.
 
Un nouveau concurrent de taille s'est déclaré fin mai à Allauch :
 
Collectif Vélos en Ville Marseille Aménagements cyclables
 
 
 
 
 
 
 
 

Encore un de ces fameux trottoirs cyclables ?
 
Collectif Vélos en Ville Marseille Aménagements cyclables
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Ha mais non ! On y accède par  un passage piéton...
 
Collectif Vélos en Ville Marseille Aménagements cyclables
 
 
 
 
 
 
 
 

Oui mais tu as vu le sens du logo vélo ? Peut être que c'est les voitures qui roulent sur le "trottoir" vert...
 
Collectif Vélos en Ville Marseille Aménagements cyclables
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Je ne suis pas sûr ! Cela s'arrête à la plaque d'égout...
 
 
Un nouvel aménagement qui va peut être venir concurrencer le plus débile d'entre tous qui porte désormais un nom et possède des photos :
 
Collectif Vélos en Ville Marseille Aménagements cyclables
Collectif Vélos en Ville Marseille Aménagements cyclables
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Un aménagement (au nord-est de La Valentine) décrit dans cet article :
http://www.velosenville.org/index.php/amenagement-cyclable/869-mort-de-rire
 


Sinon toujours à Allauch :

L'unique signalétique décrivant ce bas côté comme une bande cyclable :
 
Collectif Vélos en Ville Marseille Aménagements cyclables
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Heureusement qu'elle était là par ce que ce n'est pas évident quand même sur 1,5 km de D4A.
(Et dire que c'est typiquement ce type d'infrastructure qui constitue le plus gros du kilométrage d'aménagement cyclable de MPM)


Et on finit cette bande en beauté :
 
Collectif Vélos en Ville Marseille Aménagements cyclables
 
 
 
 
 
 
 
 
 
C'est vrai qu'il n'y avait pas trop la place à droite pour continuer la bande... parce que à gauche il faut garder de la place pour les galets du terre plein...
Et oui des galets !

Modification du code de la Route (et tarif des PV !) par Décret Partage de la Voirie du 02.07.2015

Collectif Vélos en Ville Marseille GCUM stationnement interdit gênantC'est avec un plaisir non dissimulé que nous vous informons des nouvelles dispositions entrées en vigueur dans le Code de la Route, suite à la parution du décret Partage de la Voirie du 2 juillet 2015, dans le cadre du P.A.M.A. (Plan d'Aide aux Mobilités Actives), et dont voici un digest  :
Tout ceci est destiné à faciliter et à sécuriser la pratique du vélo en ville, ce dont on ne peut que se réjouir pour soi, ou pour les autres : " le vélo c'est bon, même pour ceux qui n'en font pas ! " dit l'adage.
Si vous avez bien suivi, suite à lecture de la page 2 de ce fascicule, vous voudrez savoir ce qu'ils contiennent et donc les voici, les fameux articles R 417-10 (= stationnement gênant) et R 417-11 (= stationnement très gênant) du Code de la Route...
Et si vous avez poussé jusqu'à parcourir ces 2 pages, vous seriez en droit de vous demander à combien sont les contraventions de classe 2 et 4 respectivement applicables : eh bien c'est là (article 131-3 du Code Pénal)

Et le résultat en clair sans avoir à cliquer nulle part ?
Stationnement d'une voiture sur arrêt de bus, en double-file, sur les ponts, sur les BAU sauf urgence, devant les entrées carrossables d'immeubles, devant les IRVE, dans les zones piétonnes, dans les zones de rencontre, (...) = Stationnement gênant = 2e classe = jusqu'à 150 euros !

Stationnement d'une voiture sur passage piéton, voie de bus, trottoirs, place PMR, voies vertes, bandes et pistes cyclables,(...) = Stationnement très gênant = 4e classe = jusqu'à 750 euros !

Une bonne nouvelle pour les déplacements actifs

Collectif Vélos en Ville Marseille signalétique cyclable & piétonCelles-ci étant assez rares dans le domaine qui nous préoccupe (les déplacements à vélo), il est important de les souligner quand elles existent : une signalisation spécifique piétons / vélos vient d'être installée le long de la promenade de l'Huveaune.

Avec les travaux du stade Vélodrome, a été créé un cheminement piétonnier et vélo le long de l'Huveaune (ouvert fin octobre 2014), entre le Bd Michelet et la rue Raymond Teisseire. Mais celui-ci, sans doute à cause des travaux de construction qui continuent encore et qui ne devraient être terminés que l'année prochaine, reste assez confidentiel.
Aussi, les services de la ville de Marseille ont-ils demandé à ceux de MPM, en fin d'année dernière, d'installer une signalétique qui permettrait d'annoncer les points d'intérêt de part et d'autre de ce cheminement. D'autant que ce parcours nouvellement créé, continue une promenade plus ancienne, toujours en suivant l'Huveaune, qui part des plages du Prado, en passant par le Parc Borely, le Parc Gabés, coupe l'avenue de Mazargues, rejoint le complexe sportif René Magnac et enfin le Bd Michelet.
C'est donc une signalétique qui part de l'entrée du Parc Borely, coté plages, à coté de la station de vélos en libre service, et qui chemine jusqu'au Palais des Sports, qui vient tout juste d'être mise en place.

Reste donc maintenant à la CU MPM de réaliser des travaux plus lourds, qui permettront aux cyclistes de traverser Michelet en sécurité, puis de passer devant l'escalier monumental du Palais des Sports pour rejoindre la station du métro Dromel, ce qui pour l'instant s'avère périlleux ou contraignant.
Car de là aussi, un cheminement existe qui, toujours en suivant l'Huveaune permet de rejoindre le collège Louise Michel, situé rue Alfred Curtel dans le X°. Un aménagement qui demande à être mis en valeur et amélioré.

Un jour sans doute, en tout cas nous l'espérons, c'est une véritable voie verte qui permettra d'aller de Marseille à Aubagne, des plages jusqu'au Garlaban, tout en suivant l'Huveaune. D'ici là, de l'eau aura coulé sous les ponts de ce petit fleuve côtier.

Du devenir de la rue de Rome

Encore quelques jours (ou peut être quelques semaines) et le tramway de la rue de Rome rentrera pleinement en fonction. Ce projet au coût pharamineux de 82 millions d'euros les 1,2 kilomètres aura tout de même comme conséquence de pacifier un tant soit peu cet axe nord-sud très emprunté par les Marseillais et les cyclistes. Mais qu'en est-il vraiment maintenant que les travaux sont terminés ?
 
Pour les transports en commun
On ne débattra pas ici de l'utilité de cette voie de transport en commun qui comme le dit le site de Marsactu peut se faire « à pied en 18 minutes, à vélo en 6 minutes..., en bus en 7 minutes avec la ligne 21, avec la ligne 1 du métro en partant du Vieux-Port et avec la ligne 2 en partant de Noailles ! »
 
Pour la voiture
En ce qui concerne la circulation des voitures on ne peut pas dire que le changement soit énorme puisque la partie basse (entre la préfecture et la Canebière) était déjà interdite à la circulation des automobiles. Sur la partie haute en revanche les voitures ne peuvent plus descendre de la Canebière en direction de la préfecture. Mais comme on a rien sans rien, les voitures peuvent désormais remonter cette partie de la rue. Si on fait donc les comptes on a : +1 voie – 1 voie = 0 voie. Résultat : pas vraiment de changement au niveau de la circulation des voitures : surtout on change rien ! La devise de Marseille...
 
Pour les vélos
Les grands perdants de la course sont bien sûr les cyclistes. Interdit de circuler sur les voies du tramway alors que sur le boulevard Chave les automobiles les empruntent régulièrement et légalement la Communauté Urbaine de Marseille Provence Métropole (MPM) n'a pas jugé bon de respecter l'article L228-2 du code l'environnement. Ce choix de MPM est largement contestable puisque l’article L228-2 stipule que l'on doit créer des aménagements cyclables si il y a la place de le faire. Force est de constater donc que, entre créer une piste cyclable bidirectionnelle pour les vélos et créer une voie pour les automobiles le choix a été fait de privilégier une fois de plus les automobiles. Les bicyclettes iront donc voir ailleurs.
 
Ailleurs pour les vélos
Comment fait-on donc pour aller de la place Castellane à la Cannebière et vice et versa ? Au choix : Vous pouvez tenter la six voies automobiles du Cours Lieutaud mais on ne vous garantit pas la survie à cette expérience traumatisante. Vous pouvez sinon tenter de rejoindre la rue Paradis mais vous ne ferez qu'une partie du parcours, dans un sens comme dans l'autre, puisque celle-ci change de sens précisément au niveau de la préfecture. On vous laisse donc imaginer les parcours rocambolesques pour joindre les deux bouts… Voilà qui va assurément favoriser les déplacements à bicyclette à Marseille.
 
Et les piétons ?
On pourrait penser que les piétons sont les grands gagnants de la partie à la grande joie du Collectif. Manque de bol le tableau n'est pas tout rose. Confinés sur des trottoirs étroits en partie basse comme en partie haute il doivent faire face à une espèce extrêmement envahissante : La taxifolia marseillaise qui, comme le dit Wikipedia, est connue sous la définition de " ... tueuse, en raison de sa toxicité pour la faune, de son impact négatif sur la biodiversité et de sa vitesse de développement inquiétante ": la voiture !
 
Le devenir de la rue de Rome
Ce devenir va donc sans doute se résumer encore une fois par l'invasion des voitures. Comme partout ou le tram passe, les cyclistes aboient et les voitures se marrent bien… La preuve en images :
 
Boulevard Longchamps :
Bd Longchamps1 Bd Longchamps2
Bd Longchamps3
 
Boulevard Chave :
Bd ChaveX2 Bd ChaveX3
Bd ChaveX1
 
Rue de Rome :
rue de rome1 rue de rome2
rue de rome3

Et de quatre procès perdus : le boulevard d'Athènes

Collectif Vélos en Ville Marseille MPM Boulevard d'Athènes aménagement cyclableQuatrième procès perdu par la Communauté Urbaine de Marseille Provence Métropole face au Collectif Vélos en Ville pour non respect de l’article L228-2 du code de l'environnement.
C'est maintenant une certitude, notre bonne vieille ville endosse le titre de Marseille 2015 : Capitale des tribunaux administratifs perdus pour non respect du code de l'environnement, catégorie aménagement cyclable.  Un titre dont on est sûr que la Ville fera bon usage.
Vous pouvez lire l'histoire de cette saga sur le précédent article à ce sujet.

Mardi 7 avril 2015, au nom du peuple français, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté la requête d'appel de la Communauté Urbaine de Marseille Provence Métropole (MPM) sur la précédente décision de la cour administrative donnant raison au Collectif Vélos en Ville.
Par la même, la cour condamne MPM a versé 1500€ à votre association au titre de l’article l.761-1 du code de la justice administrative.

Mais le problème reste entier. Même si la cour rejette tous les arguments farfelus et mensongers que MPM a pu énoncer lors de l'audience du 17 mars 2015 et dans son mémoire et qu'elle donne raison pour la deuxième fois dans cette affaire à votre association, elle ne donne pas vraiment plus de pouvoir et de portée à cette décision.
En effet, le Collectif Vélos en Ville a déjà gagné plusieurs recours en tribunal administratif mais, si MPM décide de ne rien faire suite à une décision de justice le collectif n'aura pas d'autres solutions que de refaire un nouveau et énième procès pour contraindre MPM à se conformer à la décision de justice. C'est actuellement le cas pour l'avenue Desautel dont le procès initial avait donné raison au Collectif Vélos en Ville.
Ainsi le Collectif avait-il demandé à la cour de prononcer des injonctions complémentaires (dites appel incident) afin de contraindre MPM à bel et bien revoir sa copie et démarrer les travaux sur le Bd d'Athènes sans procès supplémentaire ; malheureusement le collectif n'a pu obtenir de décision favorable à cette demande car elle relève d'un litige distinct, celui des modalités et non pas du principe de l’article L228-2 du code de environnement.

Alors la question que tout le monde se pose désormais : Le Collectif Vélos en Ville va-t-il devoir faire encore et encore et encore un nouveau procès pour que MPM, institution décentralisée de l'état, respecte les lois que ce dernier proclame ?

Mort de rire !

Voici un petit article de décryptage d'un aménagement urbain « made in Marseille » qui aurait également pu s'appeler « On aurait pu mieux faire mais cela aurait coûté moins cher » ou encore  « 4 nouvelles voies de voitures plutôt que de respecter la législation ».

C'est tellement gros que l'on ne sait par quel bout commencer mais voyons d'un peu plus près le plan d'implantation :
 
Collectif Vélos en Ville Marseille Aménagement urbain
 
La scène prend place non loin de la Valentine et du château de la buzine. Difficile de vous en dire plus sur cette voie puisqu'elle ne semble pas posséder de nom, ce qui apparaît illégal mais, on n'est pas à cela près...

 

 Collectif Vélos en Ville Marseille Aménagement urbain

 

 Si on emprunte le monstre par l'ouest tout commence par deux voies de voitures avec d'un côté un trottoir de six mètres de large et de l'autre côté pas de trottoir, ni de piste cyclable : ce n'était peut être pas très compliqué de faire une route au milieu mais là encore, on n'est pas à cela près. Sauf que les aménagements cyclables sont obligatoires depuis bientôt vingt ans !

 

 Collectif Vélos en Ville Marseille Aménagement urbain

 

 Si l'on avance maintenant un plus loin vers l'est, la situation se complique : alors que l'on ne trouve toujours pas d'aménagements cyclables on voit se créer une troisième voie de circulation pour les voitures : pourquoi une troisième ? Peut-être y a-t-il un gros trafic ?

 

Collectif Vélos en Ville Marseille Aménagement urbain

Continuons encore un peu : on trouve alors, à gauche, la création d'une micro-bande cyclable d'une largeur de 0,2 mètre alors que celle-ci doit être comprise entre 0,75 et 1,2 mètre : chercher l'erreur…

Si l'on continue encore un peu, on trouve bien un panneau qui impose la micro-bande cyclable : veillez donc à rester dans vos 200 millimètres impartis car même si le suicide n'est pas conseillé il est tout de même bien obligatoire puisque le panneau est de forme ronde (photo obtenue sur google street view en août 2008).
 

Collectif Vélos en Ville Marseille Aménagement urbainCollectif Vélos en Ville Marseille Aménagement urbain

 

Si par la grâce de Dieu vous avez échappé à la mort dans cette micro-bande sans doute qu'elle viendra vous faucher à la sortie de celui-ci, là où on vous indique que la bande n'est plus obligatoire.

 

 Collectif Vélos en Ville Marseille Aménagement urbain

 

Continuons donc vers l'est de quelques mètres et on trouve alors, à droite, en lieu et place du trottoir, une « nouvelle peinture verte » d'environ 0,3 mètre : sans doute un nouvel aménagement dont le Collectif Vélos en Ville n'a pas connaissance (ni le gouvernement d'ailleurs) et qui pourrait s'appeler, le « trottoir cyclable » ou bien encore « la piste piétonne ». Seul petit indice une forme vaguement cyclistique se trouve peinte là...

 

Collectif Vélos en Ville Marseille Aménagement urbain

 

Mais que se passe-t-il pendant ce temps sur la troisième voie de voiture qui double les deux premières ? Réponse, on y trouve une quatrième voie pour le stationnement ! Et toujours pas de piste cyclable, bien sûr, puisque la micro-bande cyclable se trouve à peine à 2 mètres…

 

Collectif Vélos en Ville Marseille Aménagement urbain

 

Et tout cela pourquoi ? Et bien pour une impasse…

 
Alors, oui, on aurait peut être pu mieux faire et pour moins cher et surtout ailleurs que sur cette impasse à trafic nul qui ne débouche sur rien à part sur un arbre à moitié calciné..

 

Conférence/débat sur le partage de la rue à Aubagne

Collectif Vélos en Ville Marseille Conférence partage rue Action Vélo Aubagne
L'association Action Vélo d'Aubagne vous invite à une conférence / débat sur le "Partage de la rue" le vendredi 13 mars de 18h30 à 22h00 à la maison des associations (Quartier des Défensions à Aubagne).

La soirée sera animée par :
  - Jean-Paul Klein, grand voyageur à vélo et référent AF3V, association qui travaille à faire aboutir l'ambitieux projet de réseau national des vélo-routes et voies vertes.
  - Olivier Razemon, journaliste free-lance, auteur de nombreuses publications portant sur les transports et l'organisation de la ville.

Programme :
* 18h30 Accueil apéro en image avec des photos de voyages à vélo (Europe, Australie et États-Unis) de Jean-Paul Klein
* 19h00 Conférence / Débat sur le Partage de la rue de Jean-Paul Klein
* 20h15 Présentation du livre d'Olivier Razemon le "Pouvoir de la pédale"
* 21h30 Buffet participation libre en partenariat avec le magasin Satoriz d'Aubagne
 
Pour plus d'informations : 06 85 74 16 44 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Concertation publique Rond-Point de la place du Général Ferrié

Collectif Vélos en Ville Marseille Tunnel Schloesing
La concertation préalable du réaménagement de la place du Général Ferrié est en cours et vous pouvez consulter les documents à cette adresse. Le Collectif Vélos en Ville vous invite à participer à cette concertation et vous donne quelques éléments clés de réflexion en attendant de rédiger sa propre contribution. Les documents et les registres de consultation sont disponibles en mairie (6-8 et 9-10) et dans les locaux de MPM au Palais du Pharo.
 
Encore plus (et toujours) de voitures :
En urbanisme il y a un principe assez simple à comprendre qui s'énonce comme suit «  la voiture se comporte comme un liquide qui occupe tout l'espace qu'on lui donne ». En gros, plus on construit des routes et plus il y a d'embouteillages et moins on en construit et moins il y a de voitures. Marseille a par exemple toujours fait la part belle à la voiture et est la deuxième ville la plus embouteillée d'Europe, pour Strasbourg en revanche c'est tout le contraire. Personne ne contredira ce point, en tout cas pas des gens sérieux.
Ainsi sur les documents qui sont mis à la disposition du lecteur on peut constater :
Une six voies de voitures sur le boulevard Schloesing (panneau 4 du document de MPM)
Une trois voies sur la place du Général Ferrié (« un énorme rond-point »selon M. Royer-Perreaut La Provence du 31/01/2015)
Et des tunnels dans tous les sens.
Ensuite deux autres points plutôt contestables :
Le document indique que le tunnel permettra (grâce à un détour) de prendre l'autoroute  A50 mais tout le monde sait bien que l'actuelle bretelle est peu utilisée en direction d'Aubagne et que les automobilistes se dirigent essentiellement vers les boulevards du Jarret.
Deuxième point, en quoi les boulevards du Jarret seraient apaisés ? On ne comprend pas trop bien pourquoi l'essentiel du flot de voitures provenant de Schloesing ne continuerait pas à prendre le Jarret. Peut-être que l'automobiliste va soudainement décider de changer de destination pour payer quelques euros de plus, histoire de se polluer un peu plus les poumons dans les tunnels : logique.
Si l'on ajoute à cela les clauses des précédents contrats pour ne pas utiliser la L2 ou démonter les passerelles on aura alors effectivement plus de voitures mais en plus ce sera en centre-ville : malin.

Collectif Vélos en Ville Marseille Tunnel Schloesing 
L'argument choc: le tramway :
Digne d'une bonne réclame des années 1950, pour vendre de la lessive il faut de bons arguments. Le nôtre ici, c'est le tramway. On va faire un tunnel à cause du tramway car aujourd'hui tout le monde s'accorde à dire que le tramway c'est bien : argument imparable.
Mais c'est quoi le rapport au fait ?
Pour commencer il faudrait partir du constat que le futur tramway passera par là, ce qui est loin d'être évident.
Ensuite, il faudrait s'auto-persuader que cet itinéraire est pertinent : à l'époque du métro, les Marseillais on dit que « ils » avaient fait deux lignes parallèles ! Aujourd'hui force est de constater que le tramway rue de Rome double les lignes de métro M1 et M2 et que le futur tracé doublera dans son intégralité la ligne M2 dont elle ne s'éloigne jamais à plus de 750 mètres (voir illustration).
Enfin, en quoi la réalisation du tunnel va permettre la réalisation du tramway ? On ne comprend pas bien la relation et l'AGAM non plus d'ailleurs. Pour démonter les passerelles ? Ce n'est vraiment pas évident. En tout cas les passerelles seront démontées et c'est une bonne chose. Mais il y a sans doute un meilleure solution à la fin de cet article.
En bref, on a donc une excuse en forme de tramway hypothétique pour doubler un métro existant.

Un parc du XXVI Centenaire encore (et toujours) en travaux… durablement :
Il est indiqué, « le Parc du XXVI Centenaire s'impose comme un véritable poumon vert et un lieu de vie accessible. La mise en valeur du végétal sur cette vaste zone est au cœur des priorités. »
Vraiment ? Mais alors comment explique-t-on la défiguration d'un parc qui a plus souvent été en travaux que le contraire depuis sa conception ? Et peut-on considérer qu'une ouverture dans la dalle supérieure du tunnel qui prendra place dans le parc est une « mise en valeur » ? Peut-être que les gaz d’échappements des voitures qui s'échapperont de là doivent être considérés comme une plus-value pour le parc et les riverains ? Tout comme les gaz du tunnel Prado-Sud… Voir panneau 3 du document de MPM.

Une communication de société en direction des marchés :
Ou une entreprise et des actionnaires qui s'en mettent plein les poches. On ne peut que vous conseiller de lire les articles de Marsactu de décembre 2014 et février 2015 ou encore de La Provence de 2011. On y apprend que l'étude provient de la société SMTPC : Société Marseillaise du Tout Pour le Cash. Euh ? Non. En fait c'est  Société Marseillaise du Tunnel Prado Carénage. Cette société, bien connue pour la philanthropie légendaire de ses géniteurs Eiffage et Vinci, est sans doute assurément impartiale dans ses choix pour l'intérêt général de la population : aucun doute !

Un manque à gagner pour la ville :
On peut déjà s'interroger sur les 800 000€ dépensés en étude par la Communauté Urbaine (La Provence du 31/01/2015), sans compter le cadeau à 100 millions de francs à la SMTPC.
Mais le plus important est de savoir que l'accord pour la réalisation du tunnel par la société est conditionné à une prolongation de la concession de 32 ans qui devrait prendre fin en 2022.
Et pourquoi, alors, ne pas plutôt rien dépenser et engranger l'argent, fruit de l'exploitation du tunnel ? Et d'ailleurs quels sont les bénéfices de ce tunnel ?
Environ 11 à 12 millions par an… de quoi faire de Marseille la première ville de France pour le vélo (480km d'aménagement cyclable) en un an. Ah oui ? Ben oui !
Et pourquoi pas un projet qui laisserait plus de place au Parc du XXVI Centenaire avec un mini tunnel sous la place et en avant Guincamp ? Ah non pas Guincamp quand même, pas ici !

Et les pistes cyclables dans tout ça ?
Et bien ça ne passe pas ! Vé ! Ça dépasse !
 
Collectif Vélos en Ville Marseille aménagements cyclables tunnel Schloesing

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