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Halte aux violences faites aux cyclistes

 
Le Collectif Vélos en Ville se porte partie civile dans un procès sous fond de violence, de violence routière et de terrasses.

C’est le 22 juillet 2017, le jour du passage du tour de France à Marseille. Il est l’heure du déjeuner lorsqu’un l’un de nos bénévoles emprunte une des rares pistes cyclables de Marseille qui l’amène au stade vélodrome pour tenir un stand d’information sur le vélo en Ville. Ce qu’il y voit, ce n’est non pas des vélos mais des hommes en train d’installer des tables et des chaises sur la même piste cyclable pour étendre la terrasse du bar. Bénévole confirmé, il sort son smartphone et fait deux photos des tables qui se dressent devant lui. Il n’aura pas le temps de remettre les pieds sur les pédales que deux hommes se jetteront sur lui par derrière pour lui asséner des coups jusqu’à ce qu’il abandonne sa monture. Direction les urgences.

Un acte de violence gratuite ou bien une vengeance envers un cycliste ?
 

C’est le 5 juin 2018, presque un an après les faits. On est à cinq mètre d’un passage piéton et d’un rond-point. Messy, futur cycliste de 22 mois conduit sa draisienne sur l’un des deux seuls aménagements cyclables des quartiers nord de Marseille. Direction les urgences. Cela lui coûtera la vie, fauché par une voiture.
Entre ces deux moments, à combien d’acte de violences les cyclistes marseillais auront dû faire face ?

Dans notre association, il ne se passe pas une journée sans que l’on nous raconte les péripéties de la pratique du vélo à Marseille. Slalom entre les terrasses de bar implantées sur les pistes cyclables du Bd Chave ou du Prado, ou entre les voitures garées sur la quasi totalité des pistes ou bandes cyclables de Marseille, à commencer par le Bd Longchamp. Dépassement hasardeux par un automobiliste qui vous frôle rue Sainte ou, il n’y a pas si longtemps encore rue Thiers. Dans ce contexte, les coup de klaxons d’impatience des automobilistes relèvent presque de la formule de politesse. Et ne parlons pas des piétons qui doivent escalader une voiture à chaque trottoir ou passage piéton.
Et si vous en réchappez et qu’il vous vient à l’esprit de manifester votre mécontentement vous irez sans doute tout droit là où vous auriez dû aller, c’est à dire à l’hôpital. Car on apprécie moyennement à Marseille que l’on vous dise que vous vous êtes mal comporté.

C’est pour protester contre cette violence quotidienne envers les cyclistes, et celle qui est faite à celles et ceux qui s’y opposent, que le Collectif Vélos en Ville se porte partie civile lors de l’audience du tribunal de grande instance du mardi 12 juin à 8h30 aux côtés de l’un de ses bénévoles.
Nous demandons au ministère public, de sanctionner fermement les manquements à la loi, les comportements dangereux des automobilistes et toutes les violences infligées aux cyclistes ;
 
Le président du Collectif Vélos en Ville,
Thomas Chaussade
...

Rappel :
1, Même si la pratique du vélo n’est pas plus dangereuse que celle de la marche à pied, c’est à dire peu dangereuse à comparer aux deux roues motorisés, ces modes de transports sont les victimes des prédateurs cinétiques qui conduisent des véhicules de 100 à 1000 Kg ou plus, qu’ils propulsent à 50 km/h et souvent bien plus en ville.
2, Terrasses de bar et cyclistes ne sont pas du tout incompatible, bien au contraire : Chave Wars, le retour du piéton