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Le nouveau Plan de Protection de l’Air du département, Part.2 et la situation en France

Marseille, photo, pollution, transportFaute de temps, nous ne vous avions pas informé de notre participation à la 2ème conférence régionale pour la qualité de l’air organisée le mercredi 18 septembre 2019. Nous prenons ce mois-ci le temps de vous expliquer son (absence de) contenu, au moment où un autre article décrit le débat organisé par Marsactu sur le même thème, le mois dernier.

Lors de la première édition, il y a un an, on y apprenait entre autre, qu’une zone à circulation restreinte (ZCR) était enfin à l’étude à Marseille, alors que c’est déjà le cas à Paris, Grenoble ou Lyon depuis plusieurs années. On y apprenait également, les dernières réflexions sur la mise en place d’une vignette crit’air.

C’est donc armé de flyer au sujet de la dernière édition du baromètre des villes cyclables, que nous nous sommes rendus à cette conférence.

Impasse sur les transports individuels polluants
Force est de constater que cette année, l’ambiance était assez différente : aucune intervention au  sujet des transports individuels polluants. Gros tabou sur les voitures et les motos et la situation actuelle à Marseille, alors que dans les autres villes les situations ont fortement évoluées. Exit la zone de circulation restreinte et on s'est félicité de la mise en place d’une vignette crit’air respectée par 0 % des automobilistes, début juillet.

Seulement quelques secondes de discours, par une personne de la DREAL, auront permis de dire que toutes ses actions ne servent à rien en termes de transport, si on ne s’attaque pas à la réduction des déplacements polluants en favorisant les mobilités actives. C’est en effet, la conclusion du rapport de l’ANSES de cet été qui indique qu’aucun scénario n’est viable et que seul la réduction du trafic fera baisser la pollution à des seuils acceptables : Cet objectif pourrait notamment être atteint par « le renforcement… des modes actifs de transport (marche à pied, vélo…) », tranchent les auteurs de l’avis.

Seulement, quelques secondes donc sur l’une des publications les plus importantes de ces dernières années et de surcroît produit par les services de l’état.

Y compris sur les deux roues motorisé
Autre grand absent de la discussion :  la publication du projet TRUE de l'ICCT pourtant annoncée seulement 8 jours avant. Cette publication indique que les véhicules diesel anciens ou actuels produisent en situation réelle nettement plus de NOx que les tests en laboratoire. Mais elle indique également que les deux et trois roues polluent plus que les voitures essences ou diesel récentes.

L’impasse totale aura donc été faite sur le mode de transport en pleine croissance à Marseille et pourtant le plus polluant : le deux roues motorisé.


Aucune raison de s’inquiéter
Et effectivement, il n’y avait aucune raison de s’inquiéter ce 18 septembre 2019 à la préfecture  puisque la pollution en France est loin d’être problématique. Pourtant la justice européenne vient de condamner, fin octobre (enfin) la France pour sa mauvaise qualité de l’air et son incapacité à protéger ses citoyens contre la pollution de l’air. Une situation que nous dénoncions déjà depuis les premières mises en demeures par Bruxelles, voilà dix ans...

Dix ans après, à Marseille, encore une fois, rien n’a changé.