24 rue Moustier
13001 Marseille
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09 54 58 88 77

Permanences de l'atelier :

Samedi 27 novembre : 13h-19h
Lundi 29 novembre : 18h-21h
Mardi 30 novembre : 19h-21h
Vendredi 3 décembre : 18h-20h30
 

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Retour sur l'accueil de cyclovoyageurs

balade vélo cyclovoyageur Marseille REVV 1200
Au cours du mois du mois précédent, le Collectif Vélos en Ville a été contacté par un groupe de cyclo-voyageurs de Valence descendus jusqu'à Marseille le long de la Via-Rhôna ; guidés par des membres de l'association Valentinoise REVV (Roulons En Ville à Vélo).

La réputation du réseau cyclable marseillais, bravant Mistral et courant rhodanien, est parvenue à leurs oreilles et c'est avec appréhension qu'ils envisageaient - après plus de deux cents kilomètres paisibles - les derniers qui les séparaient du Vieux Port. C'est pourquoi ce vendredi-là (29 octobre), cinq cyclistes n'écoutant que leur courage, leur envie de pédaler et de rencontrer de nouveaux congénères ont pris la route de l'Estaque pour les y retrouver, et les guider afin d'entrer dans la ville sans stress.

Voilà donc comment occuper sainement une après-midi d'octobre, qui s'est terminée sous le soleil et au bord de l'eau. Bonne route aux sympathiques membres de cette association presque voisine, et à bientôt à vélo !

Prochaine balade de décembre 2021

balade vélo couché de soleilAu menu du programme des balades de cette fin d'année, nous avons décidé de grouper les balades de novembre et décembre et le week-end du 4 & 5 décembre. Les plus gourmands pourront partir pour les deux jours, et les autres pourront les rejoindre le dimanche, pour le pique-nique de midi, dans les contrées de l'Est de Marseille (programme à définir ensemble).
 
Pour la balade du dimanche 5 décembre, encore un peu de patience et, ou, veuillez contacter Fabien par mail (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). Les informations arrivent bientôt dans cet article.

Pour la version sur deux jours, vous trouverez les infos toujours sur le site web, dans l'article "Prochain week-end cyclo du 4 et 5 décembre".

Prochain week-end cyclo du 4 et 5 décembre

puyloubierVous avez toujours voulu vivre l’aventure sans jamais oser la tenter ?

C’est le moment de s’essayer au voyage à vélo. Pour le dernier voyage de l’année et avant la pause hivernale, nous dormirons exceptionnellement en gîte. Pas besoin de duvet, ni de tapis de sol et encore moins de tente. Vous n’aurez pas non plus besoin de réchaud, ni de popote. En effet, nous roulerons légers jusqu’au gîte de Puyloubier situé au pied de la Sainte Victoire.

Comptez 45 kms et un niveau de 4 sur 5. Le rendez-vous est fixé samedi 4 décembre à 9H30 devant le Palais Longchamp. Pensez à prendre 3 repas froids. Un pour le pique-nique du samedi, un autre pour le petit-déjeuner du dimanche matin au gîte et un dernier pour le pique-nique du dimanche midi. Nous emprunterons au maximum les petites routes pour arriver à destination.
Après une petite veillée conviviale et une nuit de récupération, nous rentrerons tranquillement à Marseille par un itinéraire différent.

Pour réserver votre WE, il suffira de payer les 17 euros de la nuit en gîte AVANT le départ auprès de Michel HELBO (contact : 0681667862), notre guide à la motivation sans faille.
Toute réservation sera effective dès l'enregistrement du paiement. Comptez également 4 à 5 euros pour le repas collectif du soir au gîte.

N’hésitez pas à apporter des jeux, de la musique, des paroles de chansons, de quoi passer une belle petite soirée. Alors, à vos biclous. N’oubliez pas votre bonne humeur et en avant !
Pour toute information complémentaire (et pour payer la nuitée), n’hésitez pas à appeler Michel HELBO au 0681667862.

À bientôt sur les routes !

On vous offre des marquages bicycode gratuit !

TOUCHE PAS À MON VÉLO Affiche CVVLe marquage bicycode c’est l’assurance de récupérer votre vélo volé s’il est récupéré par les forces de l’ordre. Alors ne ratez pas l’occasion d’en profiter gratuitement, en ce moment (seulement).

Dans le cadre du plan vélo métropolitain 2019-2024, la Métropole Aix-Marseille-Provence met en place un dispositif partenarial de lutte contre le vol de vélos, dénommé « Touche pas à mon vélo ».

Il s’agit de sensibiliser les propriétaires de vélos aux trois gestes simples qui permettent d’éviter le vol, mais également de proposer une campagne de marquage gratuit de vélos. Ainsi, la métropole et votre association, le Collectif Vélos en Ville, vous propose de graver votre vélo gratuitement alors que ce service coûte normalement aux alentours de 20€.

Il suffit d’être résident de la Métropole, âgé de plus de 16 ans et de prendre rendez-vous sur notre site web à l’adresse suivante : https://collectif-velos-en-ville.garradin.eu/p/reservations/


Plus d’information sur cette campagne : https://www.lepilote.com/fr/velo/9


Pourquoi la Métropole a choisi d’offrir le marquage de vélo ?

Sur 400 000 vélos volés chaque année en France, environ 40% d'entre eux sont retrouvés sans qu’il soit possible d'identifier le propriétaire et de lui restituer (sources : Fédération des Usagers de la Bicyclette - FUB).

Pour répondre à cette problématique, la Métropole et votre association a choisi le dispositif de marquage de vélo Bicycode®. Mis en place par la FUB en 2004, il consiste à faire marquer un numéro unique et standardisé au niveau national sur le cadre du vélo. Ce numéro est ensuite associé aux coordonnées de son propriétaire dans un fichier national unique des cycles identifiés (FNUCI) géré par l'Association pour la Promotion de l'Identification du Cycle (APIC). Les informations de ce fichier se limitent à celles nécessaires pour restituer le vélo s'il est retrouvé. Seul le statut du vélo sera visible : vélo en vente, vélo volé, vélo en service, etc.

bicycode logoCe fichier est mis à disposition des autorités en cas de signalement. Ainsi, il est vivement recommandé de déclarer un vol de vélo auprès de la Police ou de la Gendarmerie et sur le site de Bicycode®. Ce dispositif permet également d'éviter la vente illicite d'un vélo volé, rendant l'acheteur coupable de recel.

La Loi d'Orientation des Mobilités (LOM) prévoit d’ailleurs l'obligation, depuis le 1er janvier 2021, de réaliser le marquage des vélos neufs et cette même obligation entrera en vigueur pour la vente des vélos d'occasion au 1er juillet 2021.

Faire marquer son vélo, c’est :
- s’assurer d’être identifié comme le propriétaire en cas de vol ou perte
- une garantie de pouvoir revendre son vélo plus facilement à l’avenir

Dernière chance pour la dernière place !

Flyer A6 105x148La FUB (Fédération Française des Usagers de la Bicyclette) et votre association ont lancé mardi 14 septembre la troisième édition du baromètre des villes cyclables. Et celui-ci se termine à la fin du mois !

Deux ans après la précédente édition qui avait recueilli plus de 185 000 réponses dont 1751 votes à Marseille,  nous sommes bien partis pour dépasser cette participation déjà historique.

Marseille y a conforté sa place de dernière de la classe parmi les plus grandes villes de France. Avec une note globale de 1,98 lors de la première édition, elle était alors classée dernière des 99 plus grandes villes de France. Lors de l’édition de 2019, elle a obtenu la note de 1,96 se retrouvant ainsi dernière des 11 plus grandes villes françaises, mais également dernière des 42 plus grandes villes de France.

Si vous pensez que la situation ne s’est pas améliorée depuis la dernière édition et que nous méritons toujours notre dernière place du classement, précipitez-vous pour répondre au questionnaire qui se termine ce 30 novembre.

Si au contraire, vous pensez que les mesures prises par la nouvelle municipalité ou bien que les réaménagements de la Canebière, du cours Lieutaud et du Jarret par la métropole ont amélioré la situation, faites-le également savoir pour encourager les décideurs politiques.

Une seule adresse, https://barometre.parlons-velo.fr/ et en moins de cinq minutes, votre réponse est faite.

Enfin, si vous connaissez des habitants des communes limitrophes de Marseille (Allauch, Septèmes, Simiane, La penne, etc.), transférez-leur vite le lien vers le questionnaire du baromètre afin que leur commune soit qualifiée et apparaissent dans les résultats finaux (sans doute bon dernier aux côtés de Marseille).

On compte sur votre participation et celle de vos proches !

Prochaine balade : Un dimanche aux Aygalades !

cite des arts de la rueVous avez été nombreux lors de la fête du vélo à suivre Jean-Sébastien jusqu'à la *Cité des arts de la rue* ; le 7 novembre il nous refait le plaisir de nous guider jusqu'aux Aygalades où de nombreuses animations auront lieux :
 
https://www.lacitedesartsdelarue.net/dimanche-aux-aygalades/

Il nous fera visiter les lieux, et nous pourrons pique-niquer ensemble sur place, avec la possibilité de trouver de quoi se restaurer sur le marché qui s'y tient tous les premiers dimanches du mois.
 
Rendez-vous à 10h devant la fontaine des Danaïdes.

L'apéro mensuel du 11 novembre 2021

apero mensuel
Le jeudi 11 novembre, c'est l'apéro mensuel du Collectif Vélos en Ville.


C'est le moment privilégié pour découvrir en détail toutes les activités de votre association préférée.

Les bénévoles seront là pour vous accueillir.

N'hésitez pas à ramener un petit peu à boire et à manger, le partage et la solidarité sont des valeurs importantes pour nous.

Et peut-être qu'après, vous vous lancerez dans la grande aventure en devenant bénévole du collectif ?

Le 18 septembre, cela fera 25 ans qu’on pédale !

25ansCVV
25 ans qu’on pédale ! Acte 1 : l’action.


En 1996, des militants cyclistes se sont regroupés en association et ont créé le Collectif Vélos en Ville. Le but étant de peser afin d’obtenir des aménagements cyclables dans notre belle ville de Marseille.

Au début des années 2000, l’atelier participatif ouvrait ses portes en haut de la rue d’Aubagne. Ce lieu minuscule a permis à de nombreux cyclistes de réparer leur vélo mais avant tout de se retrouver. Dans la même lignée de nombreuses autres actions seront développées au sein de l’association et toujours dans le but de la promotion du vélo comme mode de transport.

En 2011, c’est le grand déménagement ! Direction la rue Moustier pour le local que vous connaissez désormais toutes et tous.

Depuis 25 ans, que de chemin parcouru !


Le samedi 18 septembre pour marquer le coup, on se donne un rendez-vous à 17h00 pour une action militante dans un lieu tenu encore secret.

Toutes les forces cyclistes sont les bienvenues pour montrer qu’à Marseille, le développement du vélo et des aménagements cyclables est une réelle nécessité.


Par ailleurs, le jeudi 16 septembre à 18h, se tiendra la réunion de préparation de l’action au local de la rue Moustier, où vous en serez plus sur l’action en question.
Pour celles et ceux qui ne pourraient pas venir, nous ferons circuler le lieu du rendez-vous ici même et sur les réseaux sociaux.


25 ans qu’on pédale ! Acte 2 : la fête

LuMyiaAprès l’action de l’après-midi, un peu de réconfort : on fait la fête au Local à partir de 19h00 !

Au programme, concert et DJ-set

Concert : LuMyia Shira Brie (Limoges)

LuMyia nous prépare un super show ElectroGothic/Industrial/BodyMusic

L[u]Myia Dark born in 2014's end.
Unknown Musical Object from Saturn
Landing on earth to bring Love ,
Dark Laser , the music is various , deep, texts sensitive,
Each step is a travel along gothic , electro , industrial and synth pop ..
Feel free to <3

https://lumyiadark.bandcamp.com/
 
 

lauragarnieDJ-set : Laura Garnie

 

À l’affût de tubes éternels et de perles oubliées qu’elle chine au fil du temps, LAURA garnit sa discothèque de plusieurs milliers de 45 tours sans craindre la faute de goût :
une madeleine de Proust régressive ou une pépite rare ?
Elle trouvera tôt ou tard sa place au cœur de ses sets iconoclastes où l’improvisation est gage de sincérité. Oldies but Goodies
 

https://www.mixcloud.com/laura-garnie/

Prochaine réunion commission juridique !

Depuis un an, une commission juridique est créée au sein du Collectif. Les confinements n'ayant pas pu permettre une rencontre entre bénévoles, nous vous proposons la prochaine réunion le 29 juin à 18h30 au Jardin du Pharo. La mission et le rôle exact de la Commission juridique sont à délimiter, mais parmi les propositions déjà lancées nous avons :

- rédaction de fiches sur les droits et obligations des cyclistes ;
- mise en place d'une permanence juridique ;
- conseil d'un.e ami.e policier.e bénévole;
- développer la relation de l'association avec la Préfecture de police et continuer les actions menées avec elle.

Si l'on vous a volé votre vélo, si vous avez expérimenté la " bienveillance " des conducteur.euse.s marseillais.es, si vous avez déposé une plainte liée à votre vie de cycliste, ou si vous êtes tout simplement intéressé.e  par ce genre de question et que vous voulez participer à la vie de la commission. N'hésitez pas à contacter Sophia (référente de la commission) pour plus d'informations (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

Pour ceux.lles qui ne pourraient pas venir, nous présenterons à la rentrée notre fonctionnement pour l'année à venir.

N'hésitez pas à nous communiquer vos mésaventures à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour nourrir notre réflexion !

L'Assemblée Générale du Collectif Vélos en Ville : 20 mars 2021 à 13h30

Logo CVV janvier19Cher.ère.s adhérent.e.s,

Vous avez envie de savoir ce que l'association a fait en 2020 ? Ce qu'elle va faire en 2021 ? Poser des questions sur les actions à venir pour le développement du vélo à Marseille ? De voter pour le prochain Conseil d'Administration ?

Venez à l'Assemblée Générale du Collectif Vélos en Ville qui se tiendra le  20 mars 2020 à 13H30 au 28 Allée Léon Gambetta, 13001 Marseille, dans le local de Synchronicity.

L'Assemblée Générale est un moment indispensable de la vie associative visant à restituer, échanger et voter l'activité du Collectif. Elle est à destination des adhérent.e.s à jour de cotisation, sachant qu'il n'est jamais trop tard pour adhérer.

Le programme est le suivant :
 
13h30 : Accueil
14h00 : Assemblée Générale portera sur l'ordre du jour suivant :
  • Le rapport d'activités 2020 ;
  • Le programme d'activités 2021 ;
  • Le rapport financier 2020 ;
  • Le budget prévisionnel de l'année 2021 ;
  • L'élection du Conseil d'Administration ;
Ces documents seront consultables sur place.
 
Si vous souhaitez devenir membre du Conseil d'Administration, merci d'adresser jusqu’au mardi 16 mars 23h59, par courrier ou par courriel, votre lettre de candidature dans laquelle vous vous présenterez et définirez votre "profession de foi". Ce délai nous permettra d'éditer les bulletins de vote à temps.

Nous vous remercions de prendre soin, si cela est nécessaire, de renouveler votre adhésion avant la date de cette assemblée générale ordinaire pour ne pas perturber le déroulement de celle-ci.

Pour renouveler votre adhésion, vous pouvez passer au local 24 rue Moustier ou bien adhérer en ligne en suivant ce > lien <
Nous nous permettons d'insister sur l'importance qu’il y a à assister en personne à cette assemblée indispensable au bon fonctionnement de notre association.

Pour le cas où vous ne pourriez pas participer à cette réunion, vous pouvez vous y faire représenter en nous retournant le pouvoir ci-joint.
 

 
Vous trouverez également sur ce lien les candidatures pour les postes d'administrateurs.trices.

Nous vous souhaitons une très bonne année 2021 !

Capture décran 2021-01-04 16-14-09Le passage à la nouvelle année permet de faire le bilan d'une année passée. Alors même si 2020 était une année étrange et pleine d'incertitude, il s'en est passé des choses !
De nouvelles personnes qui savent rouler, des centaines de vélos réparés, des nouveaux.lles bénévoles, des balades, des revendications, des projets loupés et réussis... Et si vous n'étiez pas là, on vous a fait une petite vidéo qui compile les grands moments de l'association en 2020.
 
L'association vous souhaite une belle année 2021, avec une santé de fer et de belles pistes cyclables.

Couverture de la presse sur l'association en 2020

En ce début d'année 2021, l'heure est au bilan ! Pendant l’année écoulée, nous avons fait parler de nous ! Souvent, grâce à votre mobilisation. Ces articles dans les journaux sont importants et permettent de montrer que le vélo évolue à Marseille. Nous vous proposons une petite rétrospective de l’association dans la presse écrite en 2020. Faire ce point est aussi l'occasion de nous demander comment mieux communiquer dans le futur sur les actions de l’association afin de permettre à plus de marseillais d'être informés de l'actualité autour du vélo.

Sur l’année, 64 articles de presse ont mentionné le Collectif Vélos en Ville, que ce soit en interviewant directement des membres de l’association, en couvrant certaines de nos actions ou en mentionnant le collectif lors d'événements forts sur le vélo à Marseille.

Les principaux journaux qui nous ont couvert sont La Provence (27 %), Gomet (14 %) et La Marseillaise (12,5 %). Deux tiers d'entre eux se concentrent sur Marseille et ses particularités cyclables en accentuant par exemple le sentiment d'insécurité des cyclistes.
De manière compréhensible, les enjeux nationaux sont moins traités. Cela ne doit pas faire oublier que les problématiques et les actions marseillaises s'inscrivent aussi dans une dynamique nationale voire européenne ou internationale. C'est le cas du plan vélo qui prend régulièrement exemple nos pays voisins pour nous fixer des objectifs (comme les taux d'utilisation du vélo ou le taux de continuité des pistes cyclables).
 
tableau revue de presse 2020
L’année a surtout été rythmée par trois temps : de mi-janvier à mi-février, de fin avril à fin juin et de mi-septembre à mi-octobre (voir le schéma qui représente le nombre d’articles par semaine ci-dessus).
Nous remarquons que certaines thématiques sont constamment couvertes lors de ces périodes. Il s'agit du placement du vélo au centre des débats politiques (la campagne des municipales, le plan vélo métropolitain, le lancement du « coup de pouce vélo ») et du suivi des effets du confinement et du dé-confinement sur le développement de son utilisation.
En plus de ces trois moments, d’autres événements ont été relayés comme la projection d'un film autour d'un voyage à vélo et la Fête du Vélo (finalement annulée, mais qui va revenir encore plus forte cette année). Puis, la mise en œuvre du forfait « mobilités durables » et les conclusions du baromètres des villes cyclables de la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) ont eu un impact médiatique certain.  
L'événement le plus couvert (avec 62 % des articles) concerne la création puis la suppression de la piste cyclable du Prado. Le Collectif s’est en effet fortement mobilisé pour alerter l’opinion sur ce point, et les journalistes ont été au rendez-vous En effet, cette piste née pendant le confinement a été soudainement supprimée dans la nuit du 25 au 26 mai, sans concertation et au motif, fallacieux, qu'elle n'était pas assez fréquentée. S'en est suivie la tenue d'une déambulation de cyclistes dans la ville, action de protestation menée par le Collectif et qui s’est soldée par quelques moments « piquants » avec les forces de l’ordre peu portées sur le vélo.

Au-delà du relai de ces événements ponctuels, la couverture par la presse des enjeux politiques est centrale, avec 58 % des articles qui traitent de ces aspects. En cela, les journalistes voient juste, et nous ne cessons de l’affirmer : le développement du vélo passe par une vraie prise de position par nos acteurs politiques.
Ainsi, un cinquième des articles mentionnent le "Plan Vélo métropolitain", prévu pour couvrir la période 2019-2024. Ce dernier est porté par la Métropole en étroite collaboration avec les Départements et les Communes. Il comprend entre autre des axes de travail sur l'utilisation sécurisée du vélo, l'accès au vélo pour tous, la dissuasion des vols de vélos et l'accés au plus grand nombre et l'attractivié du territoire. Devant l'importance du développement de l'usage du vélo pour nos déplacements en ville, il est important de rendre les objectifs et les moyens de ce plan plus visibles afin d'informer les collectivités et de les amener à s'impliquer de manière opérationnelle.
Et un cinquième des articles mentionnent la mobilisation du Collectif lors des municipales, un moment phare de l'année 2020 et qui a déjà permis d'apporter des changements pour la ville. Cette démarche sera certainement reconduite avec la tenue des élections départementales et régionales en 2021.

Cependant, quelques points absents de cette revue de presse ont retenu notre attention.
Tous ces moments forts ont marqué la vie de l’association, et du vélo à Marseille : mais nos actions se sont déroulées toute l’année. Une bonne résolution pour l’année prochaine serait d’attirer davantage l’attention sur nos actions à destination des cyclistes et des marseillais ! Mais nous en  profitons pour vous rappeler que nous relayons maintenant davantage nos événements ponctuels et réguliers sur les réseaux sociaux.
Nous ne pouvons que constater que la dimension militante et bénévole de notre association est  peu visible dans la presse. Or l'association existe grâce à l'engagement de ces derniers. Merci à tou.te.s ceux.elles qui s'engagent à nos côtés, ponctuellement ou tout au long de l'année ; et pour ceux qui hésitent encore, rejoignez-nous !

Suivez-nous sur nos réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram & LinkedIn) ou abonnez-vous à notre newsletter mensuelle pour ne rien manquer de l'actualité autour du vélo à Marseille et en général, et des dernières actions menées par le Collectif. Informez-vous, commentez et partagez nos pages avec vos réseaux.

Retour et fin des procès verbaux suite à la déambulation du 28 mai

Coronapiste du Prado acte 6.

A nouveau, nous revenons vers vous pour vous faire le retour des procès-verbaux délivrés, à tort, lors de la déambulation du 28 mai, appelée par le Collectif Vélos en Ville pour protester contre le retrait de la coronapiste, installée seulement 5 jours avant, sur l'Avenue du Prado. Il y a trois adhérent.e.s qui ont souhaité contester les procès verbaux (PVs) qui leur ont été délivrés et nous les avons assistés dans leurs démarches.

Et bonne nouvelle : trois PVs contestés, trois PVs supprimés !

Nous remercions tout.e.s celles.eux qui ont contribué à la cagnotte, initiative d'un.e adhérent.e, pour soutenir nos camarades.

Retenons de cet épisode à vocation militante mais quand même joyeux, et dans le strict respect des consignes sanitaires en vigueur à l'époque, que les pouvoirs publics se sont comportés d'une manière choquante, en nous lançant du gaz lacrymogène et nous empêchant ainsi d'avancer, provoquant un rassemblement pour lequel ils nous ont ensuite verbalisés. La suppression des PVs est la moindre des choses que nous pouvions attendre.

Espérant que notre prochaine déambulation trouvera une réponse plus appropriée des pouvoirs publics !

Le local se transforme en point relais des « boites de Noël solidaire »

boitedenoelQu'est ce que c'est ?
Les boites de Noël, c’est une initiative citoyenne bénévole et solidaire initialement lancée par Mélanie Dulize dans le Nord de la France. Elle provoque un véritable buzz sur les réseaux sociaux et des groupes Facebook se constituent localement pour communiquer sur l’évènement. Le principe : ouvrir des points de collectes au plus proche des habitants et redistribuer les dons des particuliers aux associations de proximités (exemple pour Marseille : Le Secours Polulaire, 13 Egaux et on se gèle dehors).
Un beau geste, à la fois simple et fort en cette période compliquée pour tous. Vous retrouverez les informations sur la page facebook des "boites de Noël à Marseille et alentours".

Comment participer ?
Le local du Collectif Vélos en Ville devient point de collecte de cette initiative. Les autres points de collecte sont disponibles sur ce lien.
Les particuliers, les écoles, les entreprises peuvent y déposer leurs boites cadeaux jusqu’au 20 décembre 2020 en respectant les consignes suivantes :
  • Emballer la boite comme un cadeau de Noël  (emballer séparement le haut et le bas de la boite pour qu’ils puissent être ouvrable au cas où Vigipirate oblige… ) ;
  • Respecter le format « Boite à Chaussures » pour plus d'équité dans la distribution ;
  • Préciser sur le cadeau Homme, Femme, Garçon, Fille les âges … Vous pouvez même faire des toutoubox qui feront très plaisir aux SDF ;
  • Venir déposer la boite à un point de collecte. Si vous souhaitez venir le déposer dans notre local, n'oubliez pas de regarder les horaires d'ouvertures des permanences !

 

Fin d'année 2020 : appel aux dons !

dductiondons2019
Vous souhaitez faire un don à l'association et ainsi apporter votre soutien à nos actions pour la promotion du vélo ?
 
Cela tombe bien, en cette fin d'année, vous avez la possibilité d'aider votre association favorite en lui faisant un don ! Ce dernier, peu importe son montant, nous sera précieux pour développer les actions de nos commissions et par conséquent contribuer à rendre la cité phocéenne toujours plus cyclable, même s'il y a du boulot, on en convient...

De plus, si vous ne le saviez pas, en faisant un don à une association d'intérêt général, vous pouvez bénéficier d'une déduction d'impôt à hauteur de 66% du montant de votre don. Alors n'attendez plus, filez nous un coup de pouce et participez activement au développement du vélo dans notre belle ville.
 
Pour ce faire, rien de plus simple, c'est l'affaire de quelques clics et ça se passe ici !

Reconnaissance éternelle !

Bienvenue aux deux nouvelles services civiques !

Deux nouvelles services civiques ont rejoint l'association début novembre pour une durée de 6 mois :
 
ophélieBonjour ! Je m'appelle Ophélie et je viens d'être diplômée d'un Master en Droit des Affaires que j'ai suivi en alternance.

C'est en voulant encourager certains de mes collègues à se tourner vers des formes de mobilités alternatives à la voiture individuelle, que j'ai commencé à donner une place au vélo dans mon quotidien, en tant que moyen de transport. Mon objectif était de les accompagner au changement et pour cela je devais comprendre leurs craintes et attirer leur attention sur les liens avec la qualité de vie et l'environnement.

J'ai pris goût à cette liberté que le vélo offrait, et j'ai poursuivi les sorties avec pendant les week-ends.  J'ai plus de kilomètres au compteur en tant que cycliste qu'en tant que conductrice d'une voiture ! Pour ne pas m'arrêter là et parce qu'il est important de rêver, mon projet est de partager un long voyage à vélo sur un autre continent.
Avec ce service civique, je souhaite entre autres comprendre le fonctionnement d'une association et me constituer une base de connaissances et de compétences pluridisciplinaires que je pourrai à nouveau mobiliser.

Au plaisir de vous rencontrer, pour parler de vélo, mais aussi de musique, de broderie, de tatouages … !

 
adeleBonjour, je suis Adèle,  jeune diplômée d’école d’architecture et  cycliste convaincue depuis 2 ans  !
 
À l’origine par soucis économique puis pour le plaisir de pédaler, le vélo a pris une place de plus en plus
importante dans mon quotidien. Je suis curieuse et j’aime voyager et cet été j’ai enfin sauté le pas : je me suis lancée le défi de partir seule à vélo pendant une semaine le long du canal des deux mers. Défi.
relevé ! Ce qui m’a donné l’envie d’être encore plus autonome et de développer mes compétences en mécanique.

Au cours de mes études, j’ai eu l’occasion d’habiter à Hambourg où j’ai pris conscience du retard que nous avions en France sur le développement de la pratique du vélo. Plus spécifiquement, je me suis rendu compte du rôle de l’aménagement urbain dans  la stratégie de mobilité d’un territoire. Depuis, je m’efforce d’intégrer mes expériences de cycliste dans ma profession.
 
Après 5 ans d’études intenses, j’ai choisi de prendre un temps pour réfléchir à mon projet professionnel de manière active en m’engageant dans un service civique. Me voilà partie pour 6 mois d’aventure avec le Collectif Vélos en Ville.  À travers les nombreuses casquettes de l’association, j’espère découvrir et expérimenter d’autres manières de développer les mobilités douces sur un territoire notamment du point de vue des usagers.

Avec Ophélie, nous arrivons en renfort au sein de la Commission Communication du collectif pour les 6 prochains mois. A bientôt au local !

Retour sur les procès verbaux suite à la déambulation du 28 mai !

Coronapiste du Prado acte 5.
 
Nous vous faisons le retour des procès-verbaux délivrés, à tort, lors de la déambulation du 28 mai, appelée par le Collectif Vélos en Ville pour protester contre le retrait de la coronapiste, installée seulement 7 jours avant, sur l'Avenue de Prado.

Sept déambulant.e.s se sont manifesté.e.s auprès de l'association comme ayant été verbalisé.e.s et nous les avons assistés à contester ces prunes, lorsqu'ils ont souhaité faire ainsi. Au jour actuel, trois personnes continuent de contester leurs procès verbaux.

L'association rappelle que cette déambulation s'est tenue dans le respect des gestes barrières applicables ce jour-là : port du masque et distanciation d'un mètre entre les cyclistes. Ce sont les forces de l'ordre qui, subitement et sans justification, ont empêché l'avancé des déambulant.e.s provoquant un rassemblement pour lequel elles ont ensuite verbalisé des individus. D'autant plus que le Conseil d'Etat a invalidé l'infraction à partir du 31 mai, fondement de ces verbalisations, car au moment de notre déambulation, le Haut Conseil de la santé publique ne préconisait aucune restriction de la circulation dans l'espace public tant que les gestes barriers étaient respectés.

Le Collectif Vélos en Ville soutient totalement nos adhérent.e.s dans leurs contestations ainsi que l'initiative d'un.e adhérent.e qui a mis en place une cagnotte pour assister ceux qui contestent leurs PVs avec les coûts de la procédure. La cagnotte passe par notre page Hello-Asso mais la totalité des dons seront réaffectés à cette cause. Pour contribuer : [lien]

Coups de Pouce : toutes les informations !

coups de pouce
LES COUPS DE POUCE
 
Le Collectif Vélos en Ville est partenaire du programme Coup de Pouce vélo, aide financière de l'État pour encourager la pratique du vélo ! Dans notre association, vous pouvez donc bénéficier de deux aides complémentaires :
 

 

Création d'une commission juridique

Durant la réunion du 24 juin, le Conseil d'Administration du Collectif Vélos en Ville a voté la création d'une huitième commission au sein de l'association : la Commission juridique. Discutée depuis pas mal de temps, cette commission juridique a vocation à protéger et soutenir les adhérent.e.s lors d'incidents qui peuvent se produire lors des déplacements à Marseille.

La mission et le rôle exact de la Commission juridique sont à délimiter mais parmi les propositions déjà lancées nous avons :

- rédaction de fiches sur les droits et obligations des cyclistes ;
- mise en place d'une permanence juridique ;
- conseil d'un.e ami.e policier.e bénévole;
- développer la relation de l'association avec la Préfecture de police et continuer les actions menées avec elle.

Si l'on vous a volé votre vélo, si vous avez expérimenté la " bienveillance " des conducteur.euse.s marseillais.es, si vous avez déposé une plainte liée à votre vie de cycliste, ou si vous êtes tout simplement intéressé.e  par ce genre de question et que vous voulez participer à la vie de la commission, ANNULE venez nous rencontrer le mercredi 22 juillet à 19h00 au Jardin du Pharo (à l'entrée) ANNULE. N'hésitez pas à contacter Sophia (référente de la commission) pour plus d'informations (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

Pour ceux.lles qui ne pourraient pas venir, nous présenterons à la rentrée notre fonctionnement pour l'année à venir.

N'hésitez pas à nous communiquer vos mésaventures à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour nourrir notre réflexion !

Assemblée Générale du Collectif 2020

Le confinement lié au COVID-19 nous ayant empêché de tenir notre Assemblée Générale (AG) le 18 mars, c'est jusqu’au 6 juin 2020 que se déroulera le processus d'AG dématérialisée.

Cette Assemblée générale est importante car elle permet non seulement de renouveler notre Conseil d’Administration (CA) mais aussi  d’échanger sur le bilan et le futur de l’association. Vous trouverez toutes les informations actualisées du processus sur présente page.  Vous pouvez d’ores et déjà consulter les documents soumis à l’Assemblée générale sur cette page (lien en bas).

Vous pouvez poser vos questions sur ces documents en nous adressant un courriel à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. jusqu’au 31 mai. Les réponses seront disponibles au fur et à mesure sur cette page.

Vous pouvez également candidater pour être administratrice ou administrateur de l’association en envoyant votre candidature avant le 1er juin avec votre profession de foi (selon le modèle dans les documents de l’AG) à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Si vous avez déjà candidaté pour l’Assemblée générale prévue le 18 mars 2020, il vous faut à nouveau candidater. Les candidatures seront publiées sur cette page à partir du 4 juin.

Pour les votes sur les rapports et pour l’élection du Conseil d’administration, compte tenu des règles de distanciation physique, nous avons opté pour la distanciation temporelle : le vote se fera sur place, au local du Collectif Vélos en Ville, 24 rue Moustier 13001 Marseille, le 6 juin sur trois plages horaires distinctes :
  • 12h-14h
  • 16h-18h
  • 18h30-20h30
en présence d’au moins un membre du conseil d’administration actuel de l’association et d’au moins un observateur extérieur au conseil d’administration actuel.

Attention : Ne peuvent voter que les adhérents à jour de cotisation : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Chaque votant pourra être porteur d’une procuration que vous retrouverez dans les documents de l’assemblée générale sur cette page.

Le dépouillement aura lieu le 6 juin après la clôture du vote. Les résultats seront diffusés sur notre site internet le 8 juin.
 
Cette Assemblée générale ne sera pas suivie du traditionnel repas partagé. Désolé, mais cela n’est que partie remise.

Merci de votre participation à cette AG un peu particulière.

Le Conseil d'administration du Collectif Vélos en Ville
 
 
Liste des documents

Ordonnance gouvernementale
ECOX2008178R « portant adaptation des règles de réunion et de délibération des assemblées et organes dirigeants des personnes morales
Formulaire de candidature 2020 (avec profession de foi) : Si vous avez déjà candidaté pour    l’assemblée générale du 18 mars 2020, il vous faudra à nouveau candidater.
Professions de foi de tous.tes les candidats au C.A
 
Documents soumis au vote de l'AG :
 
Rapport d’activité 2019
Programme d’activité 2020
Bilan financier 2019
Renouvellement partiel du Conseil d'administration : liste des candidats avec leur profession de foi (à partir du 4 juin)

Documents non soumis au vote de l'AG :
   
 Lettre du trésorier
 
 
Liste des candidats à l'éléction de 2020 :

- Stéphane Coppey

- Jules Delbart

- Thomas Chaussade

- Mathilde Bourbouze

- Teddy Kühn

- Emilien Schultz

- Nadîya Mosbah

- Sophia Harris

- Paul Marie Guyon

 
Les documents sont disponibles à cette adresse : https://nuage.velosenville.org/index.php/s/dXcR3Pf9qkctFat

Communiqué de presse : Oui, on a bien dit vélo !!!

Vous avez dit Vélo !!! C’est sous ce titre que la confédération des CIQ de Marseille titre son dernier communiqué de presse clairement anti-vélos. Certains y voient un affront, un scandale et d’autres une maladresse supplémentaire de la part des CIQ.

Le Collectif Vélos en Ville, qui fait participer les usagers de la bicyclette aux décisions de la ville puis de la métropole depuis 24 ans, ne croit pas à cette maladresse. Le Collectif Vélos en Ville côtoie depuis bien longtemps les différents CIQ de la ville et a donc sa propre opinion de ceux-ci.

Notre association ne croit pas que l’ensemble des CIQ de la ville regroupés en fédération et en confédération partage l’avis du rédacteur de ce communiqué de presse.

Notre association ne croit pas que l’ensemble des CIQ a pu donner son avis sur l’opportunité d’écrire de telles inepties dans un communiqué de presse.

Ce communiqué de presse est d’ailleurs assez explicite puisqu’il indique qu’il a été rédigé sous l’impulsion de la fédération des CIQ du 7ème arrondissement.

Notre association ne croit pas non plus que tous les CIQ du 7ème arrondissement partagent l’avis du rédacteur de ce communiqué de presse. En revanche, elle a bien identifié depuis bien longtemps déjà des réticences au changement qui ont ralenti la réalisation de la piste cyclable de la Corniche d’une quinzaine d’années.

Enfin, notre association ne veut pas croire que l’ensemble des CIQ pense être plus compétent que tous les décideurs des centaines de villes du monde de Oakland à Berlin, en passant par Montpellier et Bogota qui ont décidé de mettre en place des aménagements cyclables dit tactiques ou temporaires. Plus compétent en urbanisme qu’une agence de l’état (le CEREMA) dont c’est le travail depuis des décennies, plus compétent que les services de la métropole à qui on ne peut pas reprocher de ne pas connaître le terrain et enfin plus compétent qu’une association d’usagers du vélo et des 15 000 cyclistes qui prennent leur vélo tous les matins pour aller travailler à Marseille (INSEE 2017).

A moins que l’ensemble des CIQ n’ait perdu la tête.

Nous pensons en revanche que les marseillais et les marseillaises sont désormais convaincus du bien fondé des mobilités actives que sont la marche à pied et le vélo pour améliorer leur cadre de vie.

C’est pour tout cela que nous ne répondrons pas, point par point, aux inepties contenues dans ce document, a moins qu’on ne nous le demande.
 

Le président du Collectif Vélos en Ville

Verbalisations à vélo : soyons clair !

piste cyclable Depuis le début du confinement, de nombreuses informations, parfois divergentes, s'étalent dans les médias : a-t-on le droit d'utiliser le vélo comme moyen de transport durant la durée du confinement ? Et si oui, pour quelles raisons ?
 
Dès le départ, la loi est claire : elle ne restreint pas le vélo comme moyen de déplacement, seulement les motifs de sortie. Et pourtant les communications institutionnelles mettent à mal la clarté de la place du vélo durant le confinement. Dès lors, c'est la mise en application de la loi qui en pâtit : la FUB (Fédération Française des Usagers de la Bicyclette), alerté par plusieurs verbalisations injustifiées de cyclistes, se voit contrainte de saisir le Conseil d'État. Dans son ordonnance du 30 avril 2020, le Conseil d'État a estimé que le gouvernement ne s'était pas positionné clairement sur la question, entrainant par la suite de nombreuses verbalisations.
 
Il est donc tout à fait légal d'utiliser le vélo pour tous les déplacements autorisés pendant le confinement.
 
Si vous connaissez des personnes ayant été verbalisée de manière abusive pour l'usage du vélo pendant le confinement, vous pouvez contester la démarche sur https://www.antai.gouv.fr/
 
 

Communiqué de presse - Mesures cyclables postconfinement

 Communiqué de presse

Pour un déconfinement qui ne soit pas une déconfiture


Même si elle possède quelques savants fous, Marseille ne fait pas exception face à la pandémie de Covid-19 qui sévit partout sur la planète. Ses habitants, eux aussi, doivent respecter pour quelque temps encore le confinement et devront respecter pendant longtemps également la distanciation physique pour éviter que le virus ne se propage.

Ce qui fait en revanche la singularité de notre ville, c’est bien l’aménagement de son espace public, c’est-à-dire à 95 % celui de l’aménagement de la rue.

Il n’existe pas d’autre ville en France où les trottoirs sont à ce point exigus que l’on doive bien souvent, pour croiser un autre piéton, lui céder le passage. Les voitures ont à ce point envahi la ville que ses trottoirs se retrouvent réduits à peau de chagrin. Et bien que moins larges que ces automobiles, ils doivent encore accueillir leur stationnement, pourtant illégal, mais en complicité avec la mairie.

Le cycliste n’en est pas pour autant mieux loti. Exclu de fait des trottoirs et c’est bien normal, il doit partager la voirie avec les automobiles. Autant dire, tenter d’utiliser ce qui lui reste pour se déplacer, car il ne va pas tenter le rapport de force. Là aussi, notre ville a su montrer sa singularité en recevant plusieurs fois des récompenses comme capitale de la voiture ou pire ville pour le vélo.

Alors que la ville de Grenoble a comptabilisé qu’il faudrait retirer 100 000 des 250 000 grenoblois qui prennent les transports en commun tous les jours pour pouvoir respecter la distanciation physique, comment la ville de Marseille, elle, envisage de transporter les 850 000 marseillais et marseillaises voire les 2 millions de métropolitain.e.s ?

À Marseille plus qu’ailleurs, il est nécessaire, comme l’a demandé la ministre Elisabeth Borne, d’aménager la ville afin d’étendre la cyclabilité et la marchabilité, nécessaires à la distanciation physique. De telles démarches ont déjà débuté depuis plus d’un mois dans plusieurs villes du monde et certaines villes françaises prennent des mesures, comme à Montpellier le 13 avril ou en région Île-de-France avec l’annonce par sa présidente d’une enveloppe de 300 millions d’euros programmés.

À Marseille plus qu’ailleurs, il est nécessaire que la métropole et la mairie mettent en place rapidement des mesures permettant la marche à pied et le vélo pour éviter que la ville ne replonge dans une deuxième vague d’épidémie. C’est pourquoi le Collectif Vélos en Ville a proposé à la métropole et à la mairie un cahier de propositions de mesures à mettre en œuvre et les invite à une collaboration le plus rapidement possible avec lui pour éviter une nouvelle déconfiture dans la gestion de cette pandémie et une nouvelle vague comme le fut la peste de 1720.

À Marseille plus qu’ailleurs, la peste est devenue la voiture individuelle.


Même fermé, le collectif Vélos en ville est solidaire avec les cyclistes.

atelier, vélo, solidaire, marseillePendant ce confinement, vous êtes nombreux•ses à continuer de devoir travailler ou de vous déplacer. Au-delà de son aspect économique et écologique, le déplacement à vélo permet d'être autonome et de respecter les mesures de distanciation sociale.

Pour vous aider au mieux à continuer à vous déplacer en vélo dans les prochaines semaines, le Collectif Vélos en Ville est solidaire :
   
- Solidaire des réparateurs vélos et des vélocistes qui continuent à travailler  : n'hésitez pas à contacter Allo mécano vélo ou un vélociste (Cyclable, Roadart , SteedyShop ou Vélos Sapiens) sur réservation.

- Solidaire de nos adhérent•e•s : les bénévoles de l'atelier se mobilisent pour faire des télé-diagnostics. Vous pouvez envoyer un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. qui fera suivre aux bénévoles disponibles pour convenir avec vous d'un point téléphonique ou d'appel visio afin de regarder le problème mécanique de votre vélo et d'envisager avec vous des solutions au cas-par-cas.

- Solidaire des personnels soignants et activités indispensables sous tension :  si vous avez un problème difficile à résoudre compte tenu de votre situation (peu de disponibilité, etc.), n'hésitez pas à envoyer un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour voir si nous pouvons trouver une solution. Si vous voulez aider, vous pouvez aussi prêter votre vélo sur le site : https://www.desvelospourlhosto.fr/

- Solidaire des non-cyclistes qui souhaiteraient le devenir : retrouvez nos vélos d'occasion remontés sur Leboncoin, à venir chercher à l'atelier.

Nous essayerons de répondre rapidement. Cependant, nous sommes actuellement dans un fonctionnement dégradé en raison des conséquences économiques et logistiques de l'épidémie. Veuillez nous excuser en cas de difficultés de communication.

Communiqué de presse de la FUB - Restez chez vous !

Communiqué de presse de la FUB - 17 mars 2020
 
Restez chez vous ! Pour les déplacements  absolument obligatoires, envisagez la solution vélo : efficacité, santé et distanciation.

Crise  du  Covid-19  :  la  Fédération  française  des  Usagers  de  la  Bicyclette  (FUB)  appelle  au  civisme  et  à  la  bienveillance. C’était une évidence pour elle, autant en termes de responsabilité que d’exemplarité : la FUB a tenu son conseil d’administration (16 administrateurs + 5 intervenants) 100 % à distance dès samedi 14 mars, et a placé l’ensemble de ses 12 salariés en télétravail dès lundi 16 mars au matin. Conformément  aux  instructions  officielles,  les  déplacements  doivent  être  réduits  autant  que  possible  et  se  limiter à ceux indispensables.
 
Néanmoins, la FUB souhaite rappeler que, y compris en termes de lutte contre le Covid-19, l’usage du vélo est la meilleure solution pour de nombreux déplacements, notamment ceux de moins de 7 kilomètres. Ainsi, la bicyclette permet par exemple aux soignantes et aux soignants de respecter leur distanciation en leur évitant les transports en commun, tout en effectuant une activité physique minimale bénéfique autant à leur santé mentale que physique.Afin d’éviter tout accident, et ainsi ne pas contribuer à la charge du système de santé français, la FUB appelle :
 
1. Les automobilistes à faire preuve de prudence et de bienveillance envers les piétons et cyclistes, et notamment en ralentissant (1)  et en respectant le mètre de distance latérale minimale à observer en cas de dépassement (1m50 hors agglomération), ainsi qu’en veillant aux cyclistes lors des ouvertures de portières.
 
2.  Les  cyclistes  à  veiller  à  l’état  technique  de  leur  vélo  (freins,  pneus,  éclairage  actif  et  passif),  à  s’habiller  en  couleurs claires ou vives si le trajet comporte des zones mal éclairées, et plus généralement à être visibles et prévi-sibles. Et ne pas oublier leurs certificats de déplacement pour faciliter le travail des forces de l’ordre.
 
3. Les professionnels du vélo à continuer à assurer l’entretien des vélos pour celles et ceux qui en ont besoin, notamment les soignantes et les soignants. (Prise de rendez-vous et échange avec le technicien tant que possible par téléphone.)
 
4. Les responsables des ressources humaines et les responsables opérationnels à encourager l’usage de la bicy-clette, a fortiori quand ce mode de déplacement peut se substituer aux transports en commun. (1) Code de la route R 413-17-1°Créée  en  1980,  la  FUB,  Fédération  française  des  Usagers  de  la  Bicyclette,  fédère  plus  de  340  associations  dans  toute  la  France. Elle agit pour apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes des cyclistes et promouvoir l’usage du vélo comme mode de déplacement quotidien, économe en espace, en énergie et bon pour la santé.
 
CONTACTS PRESSE
Anne-Sybille Riguidel;  Chargée des relations presse ; Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ;Tél. 06 32 10 26 38
Olivier Schneider; Président FUB;  Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; Tél. 06 16 09 12 29
Perrine Burner; Chargée de communication; Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; Tél : 03 88 76 70 86

Nous aider pendant le confinement : faites des recherches solidaires !

Le Collectif Vélos en Ville est maintenant présent sur Qwant Causes ! Qwant est un moteur de recherche français qui respecte la vie privée de ses utilisateurs. Il propose un service « Qwant Causes » qui permet, à ceux et celles qui le souhaitent, de donner plus de sens à leurs recherches : chaque recherche permet à son utilisateur de générer des Qoz (entendons causes) qui seront reversés sous forme d’argent à l’association de votre choix, grâce aux publicités présentes sur chaque moteur de recherche. 

Alors pendant ce confinement, quoi de mieux que de rechercher la meilleure recette de tiramisu tout en aidant une association ? Ça vous tente ? Alors on vous explique comment en trois étapes !

1 : activez le service Qwant Causes
2 : choisissez l’association de votre choix (en l’occurrence, le Collectif Vélos en Ville) et mettez la en favoris
3 : activez le don de Qoz à votre association favorite
 
Qwant Causes, vélos en ville, marseille, solidaire

Première étape :Activer le service Qwant Causes
Pour ce faire, il faut aller sur l’adresse suivante (cliquez sur ce lien) et activer le bouton en haut à droite Qoz (numéro 1). Dès lors, toutes vos recherches générerons des Qoz (grâce à la publicité)

Deuxième étape : Mettre son association en favoris
Faites une recherche du Collectif Vélos en Ville sur ce moteur de recherche ou cliquer sur ce lien. Dès que vous arrivez sur cette page, il fait cliquer sur « ajouter aux favoris Qoz » (image ci-dessous).
Qwant Causes, Collectif Vélos en Ville,

Qant Causes, Collectif Vélos en VilleTroisième étape : Activer le don de Qoz à votre association favorite
Pour cela, vous devez cliquer sur l’icône entre le bouton connexion et le bouton d’activation des Qoz. Il s’agit de votre compteur de Qoz (numéro 3 sur le premier schéma). Quand vous cliquez dessus une fenêtre s’ouvre à droite. Vous devez à ce moment là, sélectionner « l’une de vos associations favorites », un menu déroulant apparaît et vous pouvez sélectionner « Collectif Vélos en Ville ».


Et voilà ! Vous pouvez fermer la fenêtre à droite et vous rendre sur Qwant.com pour faire vos premières recherches et récolter des Qoz ! N’oubliez pas de mettre de mettre ce moteur de recherche en favoris ou en page d'accueil, pour y accéder plus facilement lors de vos prochaines recherches, voir de le mettre sur votre téléphone intelligent, tablette numérique et montre connectée !

Fermeture de l'atelier et report des activités

Bonjour à tous et à toutes,
 
Comme vous le savez, depuis janvier 2020, une épidémie du coronavirus s'est propagée. Le samedi 14 mars 2020, la France est passée en stade 3 de l'épidémie, et a dû fermer, jusqu'à nouvel ordre, "tous les lieux recevant du public et n'étant pas indispensables à la vie du pays". Le lundi 16 mars, le Président de la République a demandé aux français de rester chez eux.
 
Face à ce contexte exceptionnel et aux responsabilités individuelles et collectives qui nous incombent tous, le Collectif Vélos en Ville a décidé de fermer l'atelier d'auto-réparation et de reporter les diverses activités de l'association. En effet, les contraintes liées au virus ne nous permettent pas de pouvoir continuer ces activités sans mettre en danger le plus grand nombre.
 
Concernant le report de ces activités, nous vous tiendrons informés dès que nous aurons plus d'informations sur la situation.
 
Dès lors, les activités suivantes sont temporairement arrêtées :
  • L'atelier d'auto-réparation, dont la vente de pièces et de vélos ;
  • La Vélo-école ;
  • A Vélos les Minots ;
  • La vente de pièces et de vélos ;
  • Les ateliers hors les murs ;
  • La collecte à domicile de vélos ;
 
Prenez soin de vous,

L'Assemblée Générale du Collectif Vélos en Ville : 18 mars à 18h30

AG CVV 2020, vélos, marsCher.ère.s adhérent.e.s,

Vous avez envie de savoir ce que l'association a fait en 2019 ? Ce qu'elle va faire en 2020 ? Poser des questions sur les actions à venir pour le développement du vélo à Marseille ? De voter pour le prochain Conseil d'Administration ?

Venez à l'Assemblée Générale du Collectif Vélos en Ville qui se tiendra le 18 mars 2020 au Daki Ling, 45A rue d'Aubagne, 13001 à 18h30

L'Assemblée Générale est un moment indispensable de la vie associative visant à restituer, échanger et voter l'activité du Collectif. Elle est à destination des adhérent.e.s à jour de cotisation, sachant qu'il n'est jamais trop tard pour adhérer.

Le programme est le suivant :
   
18h30-19h : Assemblée Générale Extraordinaire pour voter la révision des statuts de l’association concernant le statut des salariés au sein du Conseil d'Administration (qui fait suite à une AGE tenue le 2 mars)
19h-21h : Assemblée Générale Ordinaire portera sur l'ordre du jour suivant :
  • Le rapport d'activités 2019 ;
  • Le programme d'activités 2020 ;
  • Le rapport financier 2019 ;
  • Le budget prévisionnel de l'année 2020 ;
  • La présentation des axes de développement de l'association sur les prochaines années ;
  • L'élection du Conseil d'Administration ;

L'Assemblée Générale sera suivie du pot des ami.e.s du vélo !
   
Aide bénévole recherchée : Si vous voulez donner un coup de main pour l'organisation du grignotage de conclusion de l'AG, à partir de 14h au local, envoyez-nous un petit mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 
Si vous souhaitez devenir membre du Conseil d'Administration, merci d'adresser jusqu'au dimanche 15 mars, par courrier ou par courriel, votre lettre de candidature dans laquelle vous vous présenterez et définirez votre "profession de foi".
 

Tribune politique pour la place du vélo à Marseille en vue des Municipales 2020

affiche-debat-final-logo2La soirée du 20 février était l'occasion d'entendre les représentant·e·s des principaux partis sur leur ambition pour le vélo à Marseille à l'invitation du Collectif Vélos en Ville, de Vélo Sapiens et de RAMDAM. Résumer la soirée en une phrase est facile : il y a un "problème vélo" à Marseille avec une urgence de s'en saisir pour le bien de la ville.
 
Cinq listes étaient présentes :
> Pour Yvon Berland (LREM) : Mathieu Grapeloup, tête de liste dans le secteur 4e-5e
> Pour Samia Ghali (Marseille avant tout) : Patrice Buguet, co-listier pour le 13e-14e
> Pour Michèle Rubirola (le Printemps marseillais) : Sophie Camard, tête de liste dans le secteur 1er-7e
> Pour Martine Vassal (LR, Une Volonté Pour Marseille) : Charles Lankar, co-listier dans le secteur 4e-5e
> Pour Sébastien Barles (Debout Marseille !) : Emmanuel Ferrier, co-listier dans le secteur 4-5
   
Nous regrettons l'absence des représentants de Bruno Gilles et de Stéphane Ravier.

Trois moments ont rythmé le débat :
    - des questions sur les programmes posées par les animateurs Benjamin Clasen, ancien président du Collectif Vélos en Ville, et Jean-François Eyraud, du média Gomet' ;
    - une prise de parole libre des représentants ;
    - les questions de la salle ;
 
Au terme de cette soirée, le Collectif Vélos en ville tient à remercier les candidat·e·s qui sont venu·e·s se prêter à l'exercice, et en particulier les trois listes qui ont rempli le questionnaire que nous leur avons communiqué : le Printemps Marseillais, la liste de Martine Vassal et Debout Marseille. Nous partageons beaucoup des constats mentionnés, dont nous avons fait mention dans notre manifeste. Toutefois, le Collectif Vélos en Ville est surpris de certains propos généraux et peu engageants mis à part quelques chiffres et propositions concrètes. Nous espérons que ces bonnes intentions se traduiront dans des dispositifs concrets quelle que soit la liste élue car développer le vélo est moins une question de choix que de nécessité pour une ville harmonieuse et saine.

Vous pouvez retrouver l'ensemble du débat sur la vidéo en ligne à ce lien. Vous pouvez aussi retrouver la synthèse complète du débat ci-dessous. Nous avons essayé, sans transcrire littéralement l'ensemble des propos, de conserver le contenu des interventions de toutes et de tous.
 
débat, vélo, théatre de l'oeuvre, vélos en ville, municipales
Partie 1 : Questions aux représentants

Première question qui ouvre l'échange : quelle ville est pour vous un exemple ?

    - Emmanuel Ferrier mentionne les villes d'Allemagne, avec Berlin, les Pays-Bas, et Strasbourg pour la France
    - Charles Lankar raconte son plaisir de la visite en famille d'Amsterdam
    - Sophie Camard affiche Strasbourg comme référence, mais aussi Grenoble qui a vu de nombreux développements ces dernières années
    - Patrice Buguet en plus des Pays-Bas rappelle que Nantes se défend pas mal pour les mobilités actives
    - Mathieu Grapeloup mentionne toutes les villes dès qu'on sort de Marseille, de Berlin à Paris en passant par Séville.

Deuxième question qui ouvre le coeur du sujet : Comment envisagez-vous le développement du vélo à Marseille dans votre programme ?

Emmanuel Ferrier : "tout est à reconstruire", à l'image de la piste sur Michelet qui prend la place aux piétons. Il faut redonner la place aux piétons, et pour cela Debout Marseille envisage de construire 300km sur 6 ans. Dès la première année, leur objectif est de réaliser 50 kilomètres de pistes et une étude de faisabilité à l'échelle de la ville pour mettre en place une concertation entre techniciens, usagers et associations de cyclistes.
   
Charles Lankar : Martine Vassal essaye de faire de gros efforts depuis son arrivée à la Métropole comme la piste cyclable de la Corniche qui va aller de la Pointe Rouge à l'Estaque. Cela amène déjà à une amélioration des conditions, avec les travaux sur le Jarret et sur Lieutaud. Il y a beaucoup de chose à changer dans cette ville, et en particulier la mentalité des marseillais pour qu'ils comprennent que le vélo est bénéfique pour tous.

Sophie Camard : il faut une vision pour le vélo : que cela devienne "un transport sans effort, et pas seulement un sport ou une guérilla urbaine de tous les jours". Il faut séparer les mesures d'urgences de celles structurantes en réfléchissant à de nombreuses mesures incitatives et pédagogiques. Actuellement, c'est une loi de la jungle absolue quand on circule avec peu d'acculturation collective aux règles : "apprenons ensemble à faire du vélo, à se déplacer autrement". Pour cela, le Printemps Marseillais à un objectif de déplacement plus qu'un nombre de kilomètres de pistes cyclables. Il faut être ambitieux et passer de 1% d'usage du vélo à 9% sur le mandat en mettant en place des axes structurants pour mailler le territoire.

Patrice Buguet : il faut repartir d'une page blanche pour réfléchir à un vrai réseau. Il n'apporte pas de réponse sur le nombre de kilomètres. On a un objectif national de 9%. Il faut au moins amener les gens à prendre le vélo plutôt que la voiture pour aller chercher leur pain.

Mathieu Grapeloup: il est déjà important de faire respecter les pistes cyclables qui existent et qui sont actuellement occupées par des voitures. Pour tous les aménagements à venir, il faut intégrer l'idée de ne pas créer des conflits d'usage avec les piétons en donnant de vrais espaces pour les vélos : "arrêtons de pénaliser les piétons pour développer le vélo". Il faut que les cyclistes se sentent protégés quand ils font du vélo pour lever ce frein à l'adoption. Et puis respecter les annonces du plan vélo sans se limiter à de vaines promesses ! Il faut déjà qu'on mette en place ce qui est annoncé.

Question à Mathieu Grapeloup : faut-il généraliser les doubles sens cyclables à Marseille ? Oui, il faut un changement culturel, pour favoriser d'abord les piétons, ensuite les cyclistes, et les voitures en dernier.

Question à Patrice Buguet: peut-on utiliser la vidéo-verbalisation pour faire respecter les pistes cyclables ? Il faudrait plutôt privatiser les pistes cyclables avec des barrières en bois car c'est plus écologique et faire respecter l'utilisation de ces pistes par la police municipale et exclure les trottinettes qui vont trop vite...

Question à Sophie Camard : comment faire pour que le vélo ne soit pas juste un moyen de déplacement en centre-ville ? Ce n'est même pas encore un phénomène de centre-ville. Ensuite, la mise en place d'axes structurants sur toute la ville permettra d'accélérer le déplacement. Un vrai service vélo à la Métropole qui commence à se structurer. L'enjeu important est une action conjointe entre la mairie et la métropole pour éviter les conflits d'usage. Il s'agit aussi de lutter contre le clientélisme autour de la voiture car le personnel politique défend la bagnole pour des considérations électoralistes. Il faut permettre l'apprentissage de tout le monde et surtout aux enfants qui ne savent pas faire du vélo. Le vélo doit être un mode de transport quotidien, populaire et pour tout le monde.

Question à Charles Lankar : Comment changer les mentalités ? Le programme de Martine Vassal propose un élu à la métropole dédié au vélo, avec des compétences au niveau de la voirie qui pourra se doter de l'aide d'ingénieurs. Les projets futurs intégreront une politique du vélo, et visera une pédagogie au niveau des écoles avec à termes l'objectif de donner la possibilité aux élèves d'aller à l'école en vélo avec des espaces sécurisés. Et un autre problème contre lequel lutter est le vol et l'incivisme.

Question à Emmanuel Ferrier : Comment l'administration municipale peut donner l'exemple ? Le vélo est un bien commun et doit être appris dès le plus jeune âge, avec la création d'une maison du vélo par secteur. Et la ville de Marseille doit impulser des actions dans les écoles, comme la mise en place de bus à vélo. "Si on a la ville, on supprime toutes les voitures de fonction, et tout le monde sera à vélo et en transport en commun, même le maire".


muncipales, débat, vélo, marseillePartie 2 : expression libre

Sophie Camard : il est important d'avoir une vision globale du point de départ au point d'arrivée. Tout ne se résume pas à des pistes cyclables. Il faut des espaces pour garer son vélo de manière sécurisée : arceaux supplémentaires, vélobox, des services autour du vélo et pour le vélo. Il faut développer tout un écosystème autour du vélo, et pas uniquement l'infrastructure. "Si je pose mon vélo, est-ce que je vais pouvoir le reprendre tranquillement ?". Cela passe par exemple par le développement des services de location longue durée de vélo pour diversifier l'offre.

Patrice Buguet : "je voudrais revenir sur l'éducation, il faut préparer les futures générations à se déplacer à vélo". Mise en place de la formation pour tous les élèves de CM1 et CM2 d'avoir le réflexe culturel d'utiliser le vélo. Et aussi rappeler que le vélo est bon pour l'environnement et la santé. Développer l'inter-modalité pour que les marseillais puissent utiliser leur vélo pour venir de la périphérie : "c'est très facile à faire, remplacer les escalators par des tapis roulants, mettre des rames dédiés aux vélos".

Mathieu Grapeloup : Il y a à Marseille "beaucoup de petits bouts de pistes cyclables qui ne débouchent nulle part". Il insiste sur l'importance des vélos en libre service : pas d'équité sur l'ensemble du territoire, avec des disponibilités au Sud et pas de service au Nord. Dans le nouveau contrat, il faut s'engager à ce qu'il y ait des stations vélos dans tous les quartiers de la ville. Pour les quartiers vallonnés, cela signifie aussi intégrer des vélos électriques dans la flotte. "Il faut être très ambitieux dans le prochain contrat avec JC Décaux pour la flotte de vélo en libre service". Le prix de ces vélos n'est pas choquant vu l'importance pour la ville. Une autre ambition du programme de LREM : organiser des dimanches de la Corniche, pour bénéficier du calme de la Corniche sans voiture "qui est une autoroute le reste de l'année".

Charles Lankar :  commence par souligner l'importance d'écouter les demandes qui s'expriment dans ce débat. Il rappelle que la corniche sans voiture est dans le programme de Martine Vassal et mentionne que la question de la sécurité est importante : "pouvoir retrouver son vélo".

Emmanuel Ferrier : Mieux développer l'inter-modalité : mettre les vélos dans les bus, les métros et les trams. "On est persuadé que le vélo est l'avenir des villes, c'est évident". Il est nécessaire de davantage s'appuyer sur les associations et l'économie sociale et solidaire pour développer le vélo à Marseille. "Ce n'est pas normal que sur une ville de plus de 800 000 habitants il n'y ait que deux associations de cyclistes".


débat, questions, citoyens, vélos, marseillePartie 3 : Questions du public

Olivier pour l'ADAVA d'Aix : les élections municipales concernent la métropole dans son ensemble ! Il s'étonne que la question de l'argent n'ait pas été abordé. A Aix : 20/30 euros par habitants par an, similaire à Amsterdam. Qu'en pensez-vous ? Et puis, pour développer des pistes cyclables, il faut supprimer des places de parking. A Paris, c'est 60 000. Vous, combien de places de parking envisagez-vous de supprimer ?

Réponse de Mathieu Grapeloup : il faut reprendre la carte de stationnement rue par rue et repenser le réseau.
Réponse de Sophie Camard : le vélo ce n'est pas cher pour le bénéfice que cela génère, et dans ce cas, "la sobriété est heureuse".
Réponse de Charles Lankar : 100 millions d'euros sont investis par la métropole et le conseil départemental pour le vélo.

Aline, habitante des quartiers Sud : "On n'est pas un monde de bisounours, on ne va pas tous se mettre à faire du vélo demain. J'aimerais bien prendre un bus en sortant de cette réunion. Mais il n'y en a pas". Il faut développer les transports en commun pour qu'il y ait moins de voiture et que ses petits enfants puissent faire du vélo.

Réponse de Patrice Buguet : D'où l'importance de connecter le vélo et les transports en commun.

Jean-Claude, retraité et militant écologiste : il y a des mesures simples à prendre tout de suite : arceaux à vélos, lutter contre la délinquance des voitures qui se garent sur les pistes cyclables comme la rue Thiers, sans attendre que la Métropole donne le feu vert. Le ferez-vous ?

Réponse de Emmanuel Ferrier : Il faut construire l'action en concertation avec tout le monde.

Estelle, habitant boulevard de la Blancarde : Il existe un écart entre les promesses et la réalité. Sur le boulevard de la Blancarde, la promesse était un beau trottoir et une belle piste cyclable. Mais en fait, les terrasses pour les bars et les places de stationnement vont prendre la place. "J'ai l'impression d'être militante tous les matins en allant à l'école avec mes enfants à vélo".

Réponse de Mathieu Grapeloup : "J'avais vu l'alerte du Collectif Vélos en Ville sur les réseaux sociaux, je suis allé voir : les aménagements sont incompréhensibles, on ne comprend absolument rien. C'est du gâchis".

Fabien, de l'association Vélos Sapiens : Une loi nationale oblige l'intégration de pistes cyclables sur toutes les rénovations, donc tout n'est pas nécessairement une volonté politique, mais un minimum légal. Sur les aménagements futurs, sur quelle expertise allez-vous vous appuyer pour les rendre possible ?

Réponse de Charles Lankar : Je suis venu ici pour beaucoup écouter, même si le public pouvait être hostile, car il fallait que Madame Vassal ait un représentant. Les aménagements seront conçus avec les ingénieurs. Je transmettrai à Madame Vassal tous vos propos de ce soir.

Réponse d'Emmanuel Ferrier : Il y a une absence de concertation et de co-construction, pour le vélo et pour d'autres sujets.

Johannes, responsable de la vélo école du Collectif Vélos en Ville :  Il est important de noter l'importance de la culture et de changement de mentalité. Le plan savoir rouler ne correspond pas du tout à des compétences sportives mais d'être capable de se déplacer en ville. Ce plan prévoie 10 heures de formation pour chaque élève qui va entrer au collège : 200 000 heures de cours à assurer sur Marseille. Pour ce faire, il faut du personnel et des flottes de vélo. Comment cette action action va être organisée et financée ?

Réponse de Patrice Buguet : pour les actions, nous allons faire appel aux fédérations françaises de cyclisme et de cyclotourisme, car ils ont des compétences pour former les enfants. Et pourquoi pas toutes les associations. On trouvera les fonds pour faire passer ce permis vélo pour les enfants.

Réponse de Sophie Camard : il me semble qu'il y a un plan vélo au niveau national, auquel cas nous sommes dans une situation assez fréquente à Marseille, nous n'allons pas chercher les financements nationaux qui existent et qui sont prévus pour ça. "Il me semble qu'il faut aller chercher l'argent là où on nous le propose"

Loic, étudiant à côté de la Timone, arrivé depuis peu à Marseille : "vu le caractère anecdotique des pistes cyclables, je suis obligé de rouler sur la chaussée. La conduite des automobilistes est violente. Est-ce qu'il y a un moyen de changer ça ?"

Réponse de Sophie Camard : "Nous avons oublié de parler des 30 km/h et de sa généralisation dans les centres-villes". Cette mesure est importante, et n'est pas nécessairement synonyme de trajets plus longs.

Lætitia : intervient pour rappeler la solution simple à mettre en place du S'cool bus, avec des S'cool-ducteurs, financée par des fonds européens, déjà mise en place dans certaines villes. Récemment à Martigues un essai a été fait sur une semaine pour le ramassage scolaire.

Sam, ingénieur territorial à la mairie de Marseille : rappelle que les services techniques de la mairie se sont améliorés depuis dix ans. Mais que par contre obtenir et entretenir un vélo de service quand on est agent municipal est très compliqué. "J'espère qu'au niveau de l'énergie renouvelable et du vélo vos listes auront de l'ambition : je vous demande de faire un effort pour que tous les agents qui en font la demande puisse l'avoir, vite, et qu'il y ait un service pour assurer la maintenance."

Réponse de Patrice Buguet : rappelle que le déplacement à vélo peut être dédomagé par l'employeur.
Réponse de Charles Lankar : rappelle l'existence de la prime d'achat des vélos électriques.
Réponse de Emmanuel Ferrier : l'objectif des futures maisons du vélo permettront de favoriser l'achat groupé de vélos. Et rappelle que les vélos électriques peuvent être polluants en raison des batteries, donc il s'agit d'être vigilant.

Bruno : "Je voudrais parler de la qualité de la chaussée et des voiries, et que ça soit dit, car cela concerne tout le monde. Il faut une exigence de qualité des travaux qui sont faits". Note l'importance d'un changement d'approche et de mentalité.

Réponse de Mathieu Grapeloup : l'exemple du vieux port est typique de ce qu'il ne faudra plus jamais faire, et rouler sur les pavés c'est insupportable. "Il faut que les aménagements pour le vélo soient agréables".
Réponse de Sophie Camard : un problème de compétence entre la métropole, la mairie et les mairies de secteurs. Il faudrait des contrôleurs de travaux. "A Marseille, on est traité comme des enfants. L'organisation des services n'est pas organisée correctement. Il faut une déconcentration des moyens avec des régies de proximité".

Christophe : pourquoi il n'y a pas d'accès handicapé dans les différents transports publics. Ce serait une solution.

Réponse de Charles Lankar : pour les nouveaux aménagements, l'accès aux handicapés sera possible.

Fannie, étudiante sur la qualité de l'air : "Vous parlez de structurer des grands axes : mais est-ce qu'il ne serait pas plus intéressant de déjà suivre les déplacements des cyclistes pour construire des aménagements utiles ?"

Réponse de Sophie Camard : "Il faut une communauté vélo et un contre pouvoir citoyen : si on crée une communauté vélo, avec tous les outils numériques qui existent, elle fera une pression sur les politiques, quels qu'ils soient". La remontée de terrain est importante pour les élus au quotidien.

Réponse d'Emmanuel Ferrier : pour le moment tout passe par en-haut, et rien par la base. Il faut des commissions de quartier pour redonner la possibilité de s'exprimer aux citoyens.

Réponse de Patrice Buguet : Nous prévoyons un représentant vélo, potentiellement issu du tissu associatif, pour repenser le maillage.

La boîte à réactions a recueillie à la fin du débat, l'expression libre de chacun.e. Voici son contenu :

- Qui serait partant pour participer à la création d'une cartographie des déplacements à vélo dans notre ville ?
- Pourquoi ne pas envisager une voie cycliste sur les 3 voies existantes à Marseille, voie séparée et sécurisée, bien évidemment ?
- Importance de faire respecter les aménagements cyclables existants et à venir
- Je fais du vélo tous les jours pour aller travailler. C'est très dur mais tellement bon pour le mental et le physique. Bien contente d'avoir entendu deux candidats, ce soir, qui défendent de vraies valeurs de citoyenneté et de développement durable. Longue vie au vélo
- Par pitié, arrêtez de faire des voies pavées en général !
- Ouvrez les voies de bus et de tramway !
- Il ne faut pas lâcher les politiques, se réunir, faire pression, réclamer, encore et encore !
- "Apprenons ensemble à faire du vélo à Marseille", Sophie Camard !
- "Aborder la question du vélo dans sa dimension d'écosystème", Sophie Camard
- Une idée m'a séduit, l'intermodalité, en permettant le transport des vélos dans les transports en communs

Article de GOMET' disponible sur ce lien.
 
Et aussi : un grand merci à toutes les personnes, bénévoles et salarié.e.s, qui se sont engagé.e.s de près ou de loin dans l'organisation de l'événement.
 

La place du vélo à Marseille : retour sur la soirée Projection-Débat en vue des municipales

théatre de l'oeuvre, projection débat, why we cycle, marseille Le Collectif Vélos en Ville associé aux partenaires de l’économie du vélo à Marseille (Le Maillon Vert, Steedy Shop, Allo Mécano Vélo, REX, Road Art) a organisé le 24 janvier 2020 une soirée ciné-débat au Théâtre de l’Oeuvre autour du développement du vélo à Marseille. Au programme, la projection du film néerlandais Why We Cycle - Pourquoi nous faisons du vélo - suivi d’une réflexion collective en vue des municipales animée par Stein van Oosteren, porte-parole du Collectif vélo Ile-de-France et infatigable porte-parole du vélo à travers le monde.

Petit retour sur cette soirée réussite où plus de 180 Marseillais·es sont venu échanger sur le vélo à Marseille.

Dès midi, une petite équipe du Collectif Vélos en Ville a accueilli Stein V.O. à la gare St-Charles, pour un tour des réussites et des cauchemars cyclables de la ville. Il fallait bien une après-midi pour découvrir la plus belle piste cyclable de France sur la Corniche Kennedy et les aménagements kafkaïens qui empêchent les Marseillais d’envisager la solution vélo. Stein a résumé ce « diagnostic en roulant » dans un fil de discussion sur Twitter (un « thread ») à lire ici sur ce lien.


Les vélos ont ensuite été attachés devant le théâtre de l’Oeuvre pour le ciné-débat autour du film Why We Cycle. Distribué en France par la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB), ce film participe à une vaste mobilisation mondiale pour montrer que l’impact du vélo sur la société va beaucoup plus loin que les avantages économiques, environnementaux et pour la santé (débat à suivre sur les réseaux sociaux via #WhyWeCycle). A travers des expériences concrètes et de magnifiques images de la pratique du vélo montrant ses nombreux avantages, la salle a été plongée dans le silence des routes apaisées et le cliquetis des roues libres.

Une fois la lumière rallumée, Stein a brisé la glace en demandant si nous avions envie que Marseille devienne davantage cyclable. Eclat de rire généralisé et acquiescement. Nous avions tou-te-s ces belles images du Pays-Bas dans les yeux. La question est alors : comment faire pour que nous aussi nous ayons cette qualité de déplacement et ainsi cette qualité de vie ?

Car il n’y a pas de fatalisme ! Contrairement aux idées reçues, le vélo n’est pas une question de culture. Les Pays-Bas n’avaient pas de culture vélo initialement : « dans les années 70, c’était comme la France maintenant ! » rappelle Stein. Ce n’est pas une prétendue « culture du vélo», mais le ras-le-bol du tout-voiture et de l’insécurité routière qui ont mobilisé les Néerlandais à réclamer des aménagements cyclables. Un évènement déclencheur est le décès d’une fille à vélo renversée par un automobiliste, qui a mis des milliers de personnes dans la rue. La goutte qui a fait déborder le vase a été le choc pétrolier en 1973. N’ayant plus de pétrole et donc une économie à sec, le gouvernement a décidé de lancer un Plan Vélo national dès 1974. Ce n’est donc pas une culture, mais une décision politique sous la pression du peuple qui a lancé la création d’un véritable système cyclable. La culture vélo s’est ensuite développée, et a permis l’inversion de priorité entre la voiture et le vélo (Stein raconte l’histoire du vélo aux Pays-Bas et en France sur ce lien).

Il y a de l’espoir pour Marseille, où le vélo a potentiellement toute sa place. Car la faible densité de population (4 fois moins que Paris !) et ses artères de 10 voies motorisés (!) permettent amplement la création d’un réseau vélo structurant comme à Grenoble et à Strasbourg. La piste sur la Corniche Kennedy en est la preuve : même sans liaison cyclable directe avec le centre-ville (pour la rejoindre, c’est une autoroute !) elle attire déjà 3.000 cyclistes le dimanche. Imaginez ce qui va se passer le jour où cette liaison cyclable sera créée : « ça va cartonner » a dit Stein. Le public exprime son accord !

IMG 20200124 210430Pour initier le débat, la parole a d’abord été donnée aux représentants des listes politiques présentes dans la salle.

Stéphane Coppey a pris la parole pour le Printemps marseillais en rappelant que le vélo est un allié important dans les luttes environnementales. Il a aussi souligné que si un plan vélo existe au niveau de la métropole, il y a actuellement une pénurie de personnel formé pour le mettre en œuvre ! Nous lisons cette analyse comme un engagement d’apporter l’expertise nécessaire pour développer un réseau vélo sécurisé de qualité, comme ici à Montreuil.

Mathieu Grapelou, soutien de Yvon Berlan et qui a animé la page « Marseille à la loupe », s’est ensuite exprimé à partir de son expérience de cycliste. « Je pense qu’il faut faire du vélo à Marseille pour comprendre la difficulté de faire du vélo ». Il a noté le problème de la continuité entre les pistes cyclables, et que faire du vélo à Marseille actuellement était de l’ordre de l’acte militant. Il s’engage à défendre la place du vélo dans son engagement politique.

Une représentante de Debout Marseille se fait le relais de la voix de citoyen-ne-s qui sont angoissés-e-s de laisser leurs enfants à se déplacer seuls à vélo à Marseille. Elle a souligné l’importance d’avoir un vrai plan vélo permettant à tous les habitants de choisir le vélo comme moyen de déplacement. François Coste a ensuite insisté sur l’importance que des personnes engagées pour le vélo soient élues, car leur expertise est essentiel pour dessiner et porter une politique cyclable capable de développer cette alternative à la voiture (et aux bouchons) sur le terrain.

Stein rebondit alors sur cette peur d’être mis en danger ou frôlé, qui est un des premiers obstacles à la pratique du vélo. Pour éliminer cette peur il faut de l’expertise et une approche globale : « sans plan vélo, pas de progrès ».

Un spectateur propose de rendre les pistes cyclables prioritaires sur les voitures comme il a pu l’observer dans d’autres villes. Applaudissements spontanés de la salle ! Stein souligne qu’il faut surtout exprimer ces demandes d’ « inversion de la normalité » de la place du vélo par rapport à la voiture, au moins pour deux raisons : un vélo est un moyen de transport plus vertueux et efficace qu’une voiture et demande plus d’énergie pour redémarrer (les pistes cyclables sont déjà normalement proritaires ndlr). Il invite alors à réfléchir à pourquoi des villes françaises comme Grenoble et Strasbourg connaissent une pratique du vélo dynamique ? La réponse est à chercher dans leur réseau cyclable structurant à l’échelle de la métropole, respectivement le « Chrono Vélo » et le « Vélostrass ». « Quand vous connectez les petits bouts de réseaux, la pratique explose. Ces villes ont eu le courage de connecter ce réseau expresse vélo et ca marche ! ».

Un spectateur souligne l’inadéquation du développement des pavés comme revêtement de la rue. Cette envie d’avoir une qualité de revêtement adapté est certes un confort mais essentiel pour rendre la pratique du vélo agréable. Aux Pays-Bas c’est un composant clef du système vélo : les pistes cyclables ont un enrobé rouge spécial qui est plus lisse que l’enrobé pour les voitures!

Sophie, cycliste en ville et cycliste voyageuse, intervient comme usagère et représentante du Collectif Marseille Féministe. Elle met en discussion la double violence rencontrée par les femmes : la violence ordinaire de la part des voitures, et les violences sexistes des insultes du quotidien. Dans ce contexte, elle témoigne de l’importance du vélo pour développer le sentiment de sécurité par rapport à se déplacer à pied ou en transport en commun, car la femme est plus libre de contourner ses agresseurs. Stein fait le relais de l’importance de ce sujet qui doit être traité à part entière et rapporte le témoignage d’une association de vélo en Tunisie qui porte ce combat en combinant vélo et lutte d’émancipation féministe.

Sophie regrette les conflits générés par les pistes cyclables sur les trottoirs, qui opposent cyclistes et piétons, alors qu’ils devraient être des alliés. Stein confirme et précise qu’actuellement, en France, il n’existe (presque) pas de formation dédiée à l’urbanisme cyclable dans la formation universitaire à l’urbanisme. Le monde urbain est pensé comme binaire : les piétons et les conducteurs de voiture. Où mettre alors les vélos ? Là où l’on trouve de la place, en slalomant sur le trottoir ou sur la route, comme une variable d’ajustement ! Stein a pu vérifier lui-même le conflit d’usage à Marseille : « J’ai interrogé des piétons qui étaient sur la piste cyclable devant moi, qui se demandaient quel était mon problème ! Et une bande de 200 ml de peinture blanche sur la route ne marche pas non plus, parce que ça n’enlève pas le sentiment de peur quand une voiture vous frôle à 50 km/h ». La solution consiste à considérer le vélo comme un moyen de transport légitime et complémentaire, permettant de combler le « trou » entre le piéton (jusqu’à 1,5 km) et la voiture (6 km et plus). Pour rendre les routes cyclables il faut, sur les grands axes au moins, quitter le modèle binaire piéton-voiture et dessiner un modèle tripartite ou ces trois catégories d’usagers très différents ont leur propre réseau efficace : le trottoir pour le piéton, le réseau cyclable pour le vélo et le réseau départemental pour la voiture. 

SStein, vélo, corniche, vélos en ville, marseilletein présente alors en quelques mots un guide développé par Paris en Selle sur les infrastructures cyclables, disponible en numérique sur internet et présenté brièvement dans son article sur le site faravelo.

Une spectatrice rapporte alors l’initiative du S’coolbus, qui permet aux enfants de se rendre à l’école en pédalant. La ville de Martigue commence l’expérimentation. Cela permet aux enfants à la fois de se dépenser et d’apprendre le code de la route à vélo. Toute la salle acquiesce l’importance de cette initiative qu’il faudrait apporter à Marseille. Car plus on commence tôt à se déplacer à vélo, plus on a des chances d’être cycliste à l’âge adulte.

Elle est suivie par une prise de position un peu plus critique de la part d’un Marsellais. « Marseille ce n’est pas les Pays-Bas ». Marseille est en pente, étendue, avec des ruelles étroites. Les immeubles posent la question du stationnement du vélo. Ce qui manque sont les interconnexions avec les trains, comme pour aller à Aix. Stein lui répond que ces préjugés ne tiennent pas, et renvoie à une énumération exhaustive de ces préjugés sur le compte twitter de son association FARàVélo. Le relief n’est plus un problème depuis l’invention du vélo électrique. Et Amsterdam, la ville à vélo numéro 1 au monde avec Copenhague, est pleine de petites rues tellement étroites qu’il n’y a même pas la place pour le trottoir ! Le vélo n’est pas une question de place, mais de volonté politique et de pression citoyenne. Le stationnement vélo est en effet une condition importante à mettre en place, notamment dans les gares. Et Stein de citer un autre élément très important d’une ville cyclable : la réduction de la vitesse et du volume des flux motorisés :  « Je vous conseille de mettre toutes les rues de Marseille à 30 km/h, et vous vivrez dans un autre monde où les habitants oseront davantage faire du vélo » dit-il.

Un des partenaires de l’événement, Steedy Shop, rebondit sur le manque de places de stationnement. Beaucoup de leurs clients, qui viennent de toute la France, sont outrés car ils ne peuvent pas garer leur vélo. Mais il espère, comme beaucoup, que le changement est en cours : « On y croit, et c’est grâce à ce genre d’événement comme ce soir que ça va avancer. Il faut aller à la vélorution, mais on manque encore un peu de soutien ».

Une intervenante aborde un obstacle majeur : l’image de la voiture comme symbole de réussite sociale. A cela, pas de problème, Stein répond qu’« il faut montrer que le vélo est cool, car le vélo est hyper cool. Je suis convaincu que si un footballeur connu commençait à montrer qu’il se déplace à vélo, tous les jeunes s’y mettront immédiatement ! D’autant plus qu’il y a une sensibilité des questions environnementales dans la jeunesse d’aujourd’hui ».

IMG 20200124 191024Rebondissant sur ces enjeux de mobilisation, faut-il peindre des pistes cyclables citoyennes demande un spectateur ?  Stein répond : « Pour changer la société, il n’y a qu’un seul moyen, c’est de s’exprimer. Avant même que la piste de la Corniche existe, des militants traçaient déjà leurs propres pictogrammes, et ils étaient embarqués par la police ! L’été dernier, cette même piste cyclable a été inaugurée en grande pompe par les responsables politiques du plus haut niveau ! Cela montre que votre expression était juste avant l’heure ». Le changement ne vient que s’il est poussé par tou-te-s. « Si vous voulez développer le vélo, ça dépend de vous : soyez nombreux, instruisez-vous et faites des propositions de qualité, et surtout ; soyez organisés. Et posez vos idées dans le débat publique et politique partout où vous pouvez, et le changement viendra ! ».

Concluant ce trop court mais très riche débat, Stein souligne l’importance de développer le programme « savoir rouler » à destination des enfants pour accompagner la pratique du vélo de tou-te-s : « si vos enfants apprennent à se déplacer à vélo, on ne va pas les laisser partir dans la rue sans leur donner des aménagements cyclables. Et si vos enfants se rendent à l’école rapidement, ils finiront par entraîner leurs parents. Voici l’évolution qui est en train d’avoir lieu ».

Ces discussions autour du vélo ont pu se prolonger tard dans la soirée avec la présence de la brasserie de quartier Rubé (Arthur à la tireuse) et le stand vélo de SIMPLE hot-dog ! Merci à eux et au Théâtre de l’Oeuvre pour cette ambiance propice aux échanges.

La soirée a été un succès pour nourrir la réflexion de tou-te-s en vue des municipales. Les idées exprimées seront rappelées aux candidats dans les semaines qui arrivent.

Le Collectif Vélos en Ville tient à remarquer le passage de Michèle Rubirola (Le Printemps Marseillais) et de Sébastien Barles (Debout Marseille). Nous regrettons l’absence de plusieurs listes, et en particulier les soutiens de Martine Vassal et de Bruno Gilles, et nous invitons tou·te·s les candidat-e-s à visionner le film Why We Cycle pour se convaincre que le vélo est une solution évidente aux enjeux de l’urbanisme actuel.

Nous vous donnons rendez-vous le 19 ou le 20 février à 19h pour un échange plus politique sur les engagements des listes autour du vélo à Marseille.

Marseille, capitale de la fête du vélo en 2020 ?

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En 2020, Marseille toujours Capitale de la Fête du Vélo ?

Forte du succès spectaculaire de l’année dernière, la Fête du Vélo 2020 fera la preuve par l’exemple que Marseille est bien la Capitale de la Fête du Vélo.

Dernière dans les classements en matière de pollution, de mobilité active et d’action publique pour le climat, mobilisons-nous pour montrer que notre ville sait être la première pour faire la fête du vélo.  Car les Marseillais aiment faire du vélo dans leur ville à condition de créer les conditions indispensables pour se déplacer une sécurité.

    • Paris organise des convergences cyclistes
    • Montpellier appelle à des rassemblements de vélos
    • Lille organise une grande parade
    • Nantes propose des stands associatifs et festifs le long de l’Edre.
    • Bordeaux organise des concerts pour les cyclistes
    • Grenoble implique les autres collectivités de la Métropole
    • Strasbourg accueille une exposition qui rassemble les professionnels du vélo de la région

Le Collectif Vélos en Ville fera tout cela et même plus avec votre aide et créativité militante.
 
Car les Marseillais aiment faire du vélo dans leur ville à condition de créer les conditions indispensables pour se déplacer une sécurité.
 
Vous souhaitez nous aider à la préparer ? Contactez Benjamin Clasen au 0676075488 ou sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ! Une réunion créative de préparation sera bientôt organisée en janvier !